Fashion Week : l'aristo grunge de Lucien Pellat-Finet

Corinne Jeammet
Par @CocoJeammet
Journaliste, responsable de la rubrique Mode de Culturebox
Mis à jour le 18/01/2018 à 07H57, publié le 18/01/2018 à 07H48
Le créateur Lucien Pellat-Finet, janvier 2018

Le créateur Lucien Pellat-Finet, janvier 2018

© Corinne Jeammet

Lucien Pellat-Finet et son 100% cachemire de luxe, un poil provoc, reste fidèle à lui-même avec une collection automne-hiver 2018-19 où l'on retrouve les thèmes et les motifs originaux qui lui sont chers : imprimés feuilles de cannabis, motif camouflage dans une palette toujours colorée. Nouveauté : une capsule de T-shirts avec le calligraphe Nicolas Ouchenir ainsi que deux sneakers.

Cette saison, Lucien Pellat-Finet fait entrer en collision les codes du vestiaire upper class, incarné par l’aristocrate Alexandr Thynn, avec les réminiscences du mouvement grunge.
Lucien Pellat-Finet ah 2018-19, à Paris

Lucien Pellat-Finet ah 2018-19, à Paris

© Corinne Jeammet
Résultat : des vestes à écussons, des chemises à carreaux, du velours côtelé décliné dans un tailoring casual et moderne. L’iconique Skull (tête de mort), signature de la marque, se pare d’accents british et punk en se mixant au drapeau britannique sur les mailles et au dos des vestes.
Lucien Pellat-Finet ah 2018-19, à Paris

Lucien Pellat-Finet ah 2018-19, à Paris

© Corinne Jeammet
Clin d’œil au nouvel écrin de la maison, qui a installé depuis septembre 2017 sa nouvelle boutique au 2 rue d’Aboukir, le "2 Aboukir" est strassé sur une série de pièces. Autre impression récurrente, le léopard qui dope la collection d’accents rock et s’impose sur la feuille de chanvre, l’autre motif phare de la maison.
La boutique Lucien Pellat-Finet à Paris, rue d'Aboukir, janvier 2018

La boutique Lucien Pellat-Finet à Paris, rue d'Aboukir, janvier 2018

© Corinne Jeammet
La saison automne-hiver 2018-19 marque aussi le lancement de deux sneakers (une noire et une blanche), poids plume, étudiées aussi bien pour le running que pour la rue.

Pourquoi proposer des pièces vintage et du sur-mesure dans votre boutique ?

"J’aime les vêtements. Aujourd’hui, les vêtements, très bon marché, sont portés et jetés, car ils ne sont pas de qualité. Ca pollue la planète ! Moi, j’aime qu’un vêtement, soit porté, usé et re-porté. Ainsi, dans le vestiaire de ma marque -qui a presque 24 ans-, des pièces âgées, par exemple, d’une dizaine d’années sont encore à la mode aujourd’hui". "Concernant le sur-mesure, cela permet d’avoir un vêtement propre à sa personnalité, de posséder un modèle exclusif" explique Lucien Pellat-Finet.

Pourquoi une capsule Nicolas Ouchenir X Lucien Pellat-Finet ?

La marque aime les collaborations avec les artistes. Après Keith Harring Fondation, le designer Keiichi Tanaami, le peintre Jean-Michel Basquiat, le photographe Lawrence Donald Larry Clark, c’est au tour du calligraphe Nicolas Ouchenir.
Nicolas Ouchenir, sa collab avec Lucien Pellat-Finet, janvier 2018

Nicolas Ouchenir, sa collab avec Lucien Pellat-Finet, janvier 2018

© Corinne Jeammet
"J’ai toujours adoré ce que fait Lucien Pellat-Finet. Ainsi, j’ai toujours un pull avec l’iconique feuille de chanvre que j’ai acheté il y a plus de 15 ans dans sa boutique de Saint-Germain. La qualité est exceptionnelle. J’aime sa façon de faire du luxe en le détournant des conventions. J’aime son univers surréaliste, rockn’roll et contemporain. Tout cela me correspond très bien. Pour la collection capsule de T.shirts blancs 100% coton, il y a deux thématiques : le premier concerne l'avis de décès de Louis XVI et le second est une ode à l’amour. Ils sont déclinés en rouge et blanc" précise Nicolas Ouchenir.