Chanel emmène la Fashion Week de Paris à la plage, Vuitton au Louvre

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

Mis à jour le 04/10/2018 à 10H26, publié le 03/10/2018 à 16H19
Chanel a encore frappé fort cette année en installant une plage artificielle au coeur du Grand Palais de Paris. 

Chanel a encore frappé fort cette année en installant une plage artificielle au coeur du Grand Palais de Paris. 

© Bertrand GUAY / AFP

Karl Lagerfeld a emmené les femmes Chanel à la plage, apportant fraîcheur et joie au dernier jour de la Fashion Week parisienne. Louis Vuitton a ensuite clôturé cette semaine du prêt-à-porter printemps-été 2019 par un défilé tout aussi coloré à la cour carrée du Louvre.

Sous la grande verrière du Grand Palais, cadre habituel des shows Chanel, qui a déjà accueilli une forêt, un paquebot ou les quais de Seine avec ses boîtes de bouquinistes, une plage a été recréée avec du sable, des vagues, une dune en arrière-plan et un nageur sauveteur haut perché en débardeur.

Malgré la pluie dehors, la lumière crée l'illusion d'une journée ensoleillée. La collection printemps-été 2019 justifie enfin son nom au neuvième jour d'une semaine du prêt-à-porter inhabituellement monochrome, voire noire. 

Collection lumineuse

Le premier mannequin marche les pieds nus, la veste du tailleur jupe est ouverte, des colliers habillent la peau nue. Le logo Chanel est omniprésent: en boucles d'oreille, sur la ceinture noire, les mitaines noires - CHA à droite NEL à gauche -, sur un collier de la même manière. Les sacs se portent par deux, ici noirs matelassés identiques, en bandoulière, un à droite, l'autre à gauche. Suivent ensuite des looks encore plus décontractés, des leggins ou cyclistes noirs avec des vestes de tweed, oversize.

Chanel printemps-été 2019

Les couleurs sont lumineuses : jaune ensoleillé, sable doré, rose, bleu, menthe glaciale et blanc nacré côtoient le bleu marine et le noir. Le tailleur s'appuie sur de nouveaux volumes : aux vestes à épaules larges et manches évasées répondent des jupes fendues sur le côté et ouvertes sur des minijupes, ou des pantalons oversized dézippés.

Le confort est au rendez-vous, les mannequins enfilent des mules à petits talons en plexiglas ou posées sur une semelle en liège lorsqu'elles poursuivent le défilé sur un podium au pied des gradins. Le mannequin du moment Kaia Gerber, fille de Cindy Crawford et égérie de la maison, défile en pantalon noir étroit assorti d'une chemise blanche aux épaules exagérées et avec d'énormes poches frappées des lettres de la marque sur la poitrine.

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Défilé écoresponsable

On retrouve également le logo scindé en deux de la même manière sur les casquettes à double visière, en avant et en arrière, une pièce forte de la collection. Les silhouettes sont légères et casual chic. Une veste sans manche bleu azur oversize se porte avec un pantalon ample en dentelle blanche et une casquette de paille. La bouche est rouge en toute circonstance, pour raviver une petite robe en tulle noire ou avec un maillot de bain à l'imprimé en forme de parasols.  
 
Ce motif s'invite aussi sur des robes et des paréos. Autre clin d'oeil à la thématique de la plage, un mini-sac noir en forme de coquille Saint-Jacques avec une chaîne argentée. Critiqué en mars par les écologistes pour avoir abattu des vieux chênes pour le décor du défilé automne-hiver 2018-19, Chanel s'est engagé "à recycler, réemployer, réutiliser et/ou valoriser les éléments qui composent les décors de ses défilés".

Vuitton s'empare du Louvre

De son côté, Louis Vuitton a proposé un défilé haut en couleur dans la cour du Louvre où ont été installées des galeries transparentes en écho à la Pyramide avec ses bassins miroir. Dans un jeu de graphisme et de volumes, la marque fondamentalement animée par la passion du voyage, confronte des couleurs et des motifs de pays lointains dans une silhouette dynamique et conquérante. Avec des imprimés graphiques, floraux, abstraits ou industriels sur le blanc le rose, le bleu et le noir.

Les robes, très courtes avec des épaules marquées, se portent avec des boots au bout pointu, des parkas oversize ou des vestes graphiques. Les manches sont volumineuses, tantôt bouffantes, tantôt en forme d'entonnoir. Les manteaux courts aux épaules arrondies sont également surdimensionnés. Inutile de s'encombrer pour ce voyage imaginaire : les sacs sont minuscules et se portent soit en bandoulière, soit accrochés ou posés sur les doigts. Une touche colorée pour clôturer la Fashion Week parisienne et les grands rendez-vous de la mode après New York, Londres et Milan.