La Fashion Week de Londres automne-hiver 2018-19 en cinq tendances

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
Mis à jour le 21/02/2018 à 13H25, publié le 21/02/2018 à 13H12
Christopher Kane ah 2018-19, à Londres, en février 2018.

Christopher Kane ah 2018-19, à Londres, en février 2018.

© Getty Images

Des adieux de Christopher Bailey aux porte-clefs donuts, retour sur les tendances et moments forts de la Fashion Week de Londres, qui s'est achevée le 20 février 2018 après cinq jours de défilés consacrés aux collections féminines pour la saison automne-hiver 2018/19.

Burberry : bye bye Christopher Bailey

Une page s'est tournée chez Burberry avec l'ultime défilé pour la marque de Christopher Bailey, qui quittera fin 2018 la maison britannique devenue sous sa houlette un mastodonte du luxe. Le créateur britannique de 46 ans en a profité pour proposer une collection très personnelle, rendant, lors d'un show XXL devant 1.300 invités, un hommage aux communautés lesbiennes, gays, bi-sexuelles, transgenres et queer avec une garde-robe constellées d'arcs-en-ciel. Qui pour lui succéder ? Les favoris sont Phoebe Philo (ex-Céline) et Kim Jones (ex-Louis Vuitton), selon la presse spécialisée.
Burberry automne-hiver 2018-19, à Londres, en février 2018

Burberry automne-hiver 2018-19, à Londres, en février 2018

© Getty Images

Paisley et timbres poste

Le motif cachemire d'inspiration orientale orne des chemises à volants complexes et structurées chez J.W. Anderson, la griffe de Jonathan Anderson, un des créateurs britanniques les plus en vue. Le paisley s'invite aussi chez Mary Katrantzou, spécialiste des imprimés, pour parer manteaux et pantalons roses et dorés ou chez Margaret Howell, sur des robes vintage descendant jusqu'au genou portées avec chaussettes noires et chaussures de villes. Chez Preen by Thornton Bregazzi, on trouve des fleurs façon nature morte, des figures abstraites et minimalistes chez Roksanda et des timbres postes chez Temperley London.
Mary Katrantzou ah 2018-19, à Londres, en février 2018

Mary Katrantzou ah 2018-19, à Londres, en février 2018

© DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP

En rose

Le rose a triomphé sur les podiums avec moult nuances et variations. Très en vogue en ce moment, le "millennial pink", ce rose teinté de pêche, a coloré les robes de J.W. Anderson, d'Emilia Wickstead ou de Molly Goddard. Chez Nicopanda, le rose vire au bonbon et illumine des mini-jupes bling bling insolentes aspect éponge et parcourues de guirlandes dorées. Plus sages, Roksanda et Jasper Conran explorent le jaune, vibrant chez la première, terrien virant à l'ocre chez le deuxième.
Nicopanda ah 2018-19, à Londres, en février 2018

Nicopanda ah 2018-19, à Londres, en février 2018

© NIKLAS HALLE'N / AFP

So sexy

Les femmes de la Fashion Week sont indépendantes et volontaires, fières de leur féminité et de leur sensualité. Chez Christopher Kane, une petite robe rouge moulante ultra-courte et transparente, en dentelle échancrée, est très femme fatale. Le créateur écossais propose aussi des imprimés montrant des femmes en plein orgasme tirés d'illustrations du best seller "Les joies du sexe" (1972) d'Alex Comfort. Chez le Français Roland Mouret, les femmes dévoilent jarretières colorées et décolletés. De la transparence aussi chez Supriya Lele, Charlotte Knowles, Mulberry, avec des pièces qui laissent entrevoir la peau.
Christopher Kane ah 2018-19, à Londres, en février 2018

Christopher Kane ah 2018-19, à Londres, en février 2018

© NIKLAS HALLE'N / AFP

Accessoires insolites

Des porte-clefs donuts vus chez J.W. Anderson, à qui l'on doit en outre des pompons à oreilles de lapin cousus sur des pulls au niveau du coeur. Le Britannique Matty Bovan, qui défilait pour la première fois, a proposé d'imposants chapeaux formés de ballons gonflables, rouges, dorés, argentés ou tigrés, capturés dans des filets. La Turque gothico-punk Dilara Findikoglu a elle paré ses ceintures d'objets du début du siècle dernier : couverts en argent, photos en noir et blanc, mini-statuettes... Plus piquant, le masque intégral en clous de Gareth Pugh, maître dans l'art de la provocation.
Matty Bovan ah 2018-19, à Londres, en février 2018

Matty Bovan ah 2018-19, à Londres, en février 2018

© NIKLAS HALLE'N / AFP

Le vêtement que vous ne porterez pas

Est à mettre au crédit d'Edwin Mohney, jeune créateur américain issu de l'école londonienne de mode Central Saint Martins, qui s'est distingué avec une robe rose en forme de préservatif géant, enveloppant tête, bras et poitrine. On lui doit également des "Trumpettos", soit des stilettos (escarpins à talon fin d'au moins 10 cm) ornés de masques en caoutchouc de Donald Trump.