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Par Corinne Jeammet (avec AFP) @Culturebox

Fashion Week hiver 2018 : 7 griffes en phase avec leur temps qui ne renient pas leur ADN

Mis à jour le 07/03/2018 à 12H59, publié le 07/03/2018 à 09H59

La Paris Fashion Week féminine s'est achevée le 6 mars après plus de 8 jours de défilés et 78 shows automne-hiver 2018-19. Retour en vidéos et images sur 7 coups de coeur : les Japonais Issey Miyake et Sacai, les Français Léonard, Guy Laroche, Rochas et Rykiel ainsi que le Libanais Eiie Saab. Des créateurs en phase avec leur époque qui ne renient pas leur ADN et marquent la mode de leur empreinte

  • 01 /07
    Issey Miyake ah 2018-19, en mars 2018 à Paris.
    Avec la collection "Silent Energy", le directeur artistique Yoshiyuki Miyamae pour Issey Miyake prévoit un hiver rigoureux. Dans la note remise aux invités, il indique : " Durant les longs mois rigoureux de l’hiver, la nature entière est comme en suspens. Végétaux et animaux endurent un froid intense, en attente du printemps pour s’épanouir à nouveau. Ils témoignent d’une force silencieuse et secrète, blottis tendrement pour préserver la flamme délicate de la vie. Ces scènes de nature sont une source d’inspiration toujours renouvelée". Mon coup de coeur : des premières silhouettes toutes blanches qui semblent habillées de fourrure enveloppante alors que c'est de la maille ! C'est en réalité un nouveau plissé intégrant deux textures où des fils de laine tissés dans une base Steam Stretch créent une maille d’un nouveau genre combinant légèreté, confort et facilité d’entretien.
  • 02 /07
    Elie Saab ah 2018-19, à Paris, mars 2018
    C'est un bouquet d'hiver que propose le créateur libanais Elie Saab. Dominée par le noir et rehaussée de blanc, de rose poudré, de bleu et de notes de bordeaux, la collection décline broderies, appliqués et imprimés floraux. Les fleurs se dessinent entre les drapés et les plissés sous de fines couches de tulle noir et de dentelle. A noter de subtils empiècements de velours ton sur ton ajourés au laser et des écussons qui ornent les vestes en cuir, les jupes et les pulls en mohair. La collection évoque l'époque victorienne mais est si contemporaine.
  • Sacai ah 2018-19, à Paris, mars 2018
    03 /07
    Sacai ah 2018-19, à Paris, mars 2018
    Les idées et les références foisonnent toujours dans le vestiaire de Chitose Abe chez Sacai. La créatrice japonaise prône les hybridations improbables mais cependant réussies : ainsi une veste mêle un blouson en jean et un haut de smoking, un bomber et une doudoune fusionnent avec une veste d'officier ou un trench rencontre une veste molletonnée. L'asymétrie règne mais ces assemblages sont harmonieux. Ici les carreaux côtoient les rayures. Même les chaussures sont dépareillées : la bottine gauche adopte le pelage de panthère tandis que la bottine droite est zébrée, l'escarpin gauche est en cuir et le droit en velours. Résultat : un mix des matières totalement réussi.  
    © ALAIN JOCARD / AFP
  • Léonard ah 2018-19, à Paris, mars 2018
    04 /07
    Léonard ah 2018-19, à Paris, mars 2018
    La directrice artistique de Léonard a emmené les imprimés exotiques et fleuris emblématiques de la maison en Islande. La femme s'emmitoufle dans un pull rouge éclatant au col démesuré, passe une combinaison de ski avec des bottes hautes. L'allure est souvent sportswear avec des blousons aux poignets à élastiques, des robes à col zippé. Les couleurs sont tantôt automnales (jaune safran), tantôt glacées avec des imprimés bleus-violets. "Au début la femme est dans la nature, elle se protège, et petit-à-petit, elle fusionne avec ce paysage d'aurores boréales", décrit la créatrice française. Côté imprimés, les grandes fleurs sont présentes mais font parfois place à des motifs plus impressionnistes. "J'aimerais développer un nouveau type d'imprimés au sein de la maison Leonard, on la connaît beaucoup pour ses orchidées mais j'aimerais qu'il y ait aussi l'abstrait pointilliste qu'on a déjà un peu vu la saison dernière", a expliqué Christine Phung qui donne une belle modernité à cette marque.
    © FRANCOIS GUILLOT / AFP
  • Guy Laroche ah 2018-19, à Paris, février 2018
    05 /07
    Guy Laroche ah 2018-19, à Paris, février 2018
    Le directeur artistique Richard René a décidé de célébrer Guy Laroche, le collectionneur d'art. Le fondateur de la griffe possédait en effet de nombreuses pièces d'"art brut". Coupes rectangulaires, lignes épurées, dos nu, caleçons de cavalier et manches souvent évasées, le tout dans des matières nobles : l'art brut se ressent dans le minimalisme des tenues présentées. Quant aux teintes, on retrouve le noir, le blanc, le violet, le doré et l'effet métallisé. Une silhouette sobre et élégante.
    © FRANCOIS GUILLOT / AFP
  • Rochas ah 2018-19 à Paris, février 2018
    06 /07
    Rochas ah 2018-19 à Paris, février 2018
    Rochas adopte une approche moderne du charme discret de la bourgeoisie parisienne de la fin des années 70 à travers des looks de tous les jours. La maison révèle une collection à la fois sophistiquée et plus terre-à-terre : moins de robes de cocktail mais des vêtements de jour élégants et féminins. Elle accorde une place de choix aux blocs de couleur et propose une symphonie de nuances sophistiquées : vert prairie, menthe, caramel, rose poudré, camel ou prune.
    © Patrick KOVARIK / AFP
  • Rykiel ah 2018-19 à Paris, mars 2018
    07 /07
    Rykiel ah 2018-19 à Paris, mars 2018
    Maison fondée en mai 1968, Sonia Rykiel a célébré ses 50 ans avec un défilé où les mannequins souriaient et esquissaient des pas de danse, coiffées à la façon de la fondatrice de la maison disparue en 2016, connue pour sa crinière rousse. En tenues de soirée scintillantes, en robes noires à volants ou zébrées de zips, en chapkas et bottines de fourrure ou en tailleur pantalon de velours, elles avancent au son de Madness, groupe de ska britannique des années 1970-80. "Cette collection n'est pas un hommage mais honore l'esprit de Sonia Rykiel, qui a encouragé les femmes à vivre leur vie de façon créative, individuelle, haut et fort", indique la directrice artistique Julie de Libran. Le défilé s'achève avec l'arrivée du trio féminin de Bananarama, dont les tubes ont entraîné le public à aller danser sur le podium.
    © Bertrand GUAY / AFP