Après New York et Londres, la Fashion Week débarque à Milan

Mis à jour le 21/02/2018 à 11H29, publié le 20/02/2018 à 07H46
Dolce & Gabbana printemps-été 2018, septembre 2017 à Milan

Dolce & Gabbana printemps-été 2018, septembre 2017 à Milan

© Andreas SOLARO / AFP

64 défilés au programme et une centaine de présentations pour un total de 150 collections : les projecteurs se tournent du 20 au 26 février vers Milan et ses défilés féminins automne-hiver 2018-19. Parenthèse glamour, la Fashion Week réunira médias, acheteurs et fashionistas avec comme temps forts les poids lourds du secteur que sont Armani, Fendi, Versace, Prada ou Dolce & Gabbana.

Moncler Génius Building : une maison, plusieurs voix

La maison italienne Moncler, qui a annoncé en novembre 2017 l'arrêt de ses collections Gamme Bleu et Gamme Rouge, ouvrira le bal. La marque de doudounes, devenue référence internationale dans le streetwear de luxe, dévoilera son nouveau concept "Genius Building". Un projet porté par le président de l'enseigne, Remo Ruffini, vissant à casser le rythme semestriel des défilés pour proposer tous les mois une collection pensée par huit directeurs de création invités.

Le premier est Pierpaolo Piccioli, directeur de création de Valentino, viendront ensuite Moncler 1952 curated by Karl Templer, Moncler Grenoble by Sandro Mandrino, Moncler by Simone Rocha, Moncler by Craig Green, Moncler Noir by Kei Ninomiya, Moncler Fragment by Hiroshi Fujiwara et Moncler Palm Angels by Francesco Ragazzi. 
MONCLER GENIUS - DESIGNERS PORTRAIT

MONCLER GENIUS - DESIGNERS PORTRAIT

© Courtesy of Moncler
Autre moment fort, le défilé Prada dans la tour blanche conçue par l'agence OMA de l'architecte star Rem Koolhaas. Dernier élément de la Fondation Prada ouverte en 2015, cet espace ne sera accessible qu'à quelques privilégiés, l'ouverture au public n'étant pas encore fixée !
La Fondation Prada à Milan, 2015

La Fondation Prada à Milan, 2015

© Luca Bruno/AP/SIPA

Des retours et des jeunes talents scrutés

Des créateurs feront leur retour à Milan comme Emilio Pucci, absent des podiums depuis un an et toujours sans direction créative, tandis que le styliste américain Tommy Hilfiger présentera en clôture de la semaine la 4e étape de sa série de défilés "Tommynow" (après Los Angeles, New-York et Londres).
#TOMMYNOW | ROCKCIRCUS Takes Over the London Roundhouse, 2017
Salvatore Ferragamo et Roberto Cavalli rejoignant Gucci, Missoni, Jil Sander ou Antonio Marras dans le club des défilés mixtes. Les jeunes designers comme Marco de Vincenzo, Arthur Arbesser ou Erika Cavallini défileront, eux, sous l'oeil attentif des observateurs, soucieux de dénicher les stars de demain.

L'exposition "Italiana. L'Italie vue par la mode"

Quant aux grands noms d'aujourd'hui, ils sont au coeur de l'exposition "Italiana. L'Italia vista dalla mode 1971-2001". Ouverte au public à partir du 22 février au Palazzo Reale (Piazza del Duomo 12 jusqu'au 6 mai), elle parcourt les trois décennies qui ont vu l'éclosion des grands stylistes transalpins et l'affirmation du Made in Italy à travers le monde. L'année 1971 marque un tournant décisif et la séparation entre la haute couture et le début du prêt-à-porter italien. L'année 2001 est une date de clôture : elle marque la transition d'un siècle vers l'autre au moment même où la mode italienne a fait sa mue et est devenu un phénomène global. De 1971 à 2001, il s'agit d'une formidable époque de créativité culturelle qui a consolidé les relations et les échanges entre les figures de proue de cette génération italienne d’artistes, d’architectes, de designers et d'intellectuels qui ont ouvert la voie à une culture internationale. L'exposition montre comment la mode s'est nourrie de l'art, de la culture et de la politique au fil de ces années.
Visuel de l’exposition "Italiana. L'Italia vista dalla mode 1971-2001

Visuel de l’exposition "Italiana. L'Italia vista dalla mode 1971-2001

© Oliviero Toscani, édito « Unilook", L’Uomo Vogue n°15, décembre 1971 - janvier 1972. Courtesy Archive Condé Nast Italia

Un secteur en forme 

L'année 2017 a confirmé la bonne santé du secteur de la mode qui a affiché en Italie une croissance de 2,5%, pour un chiffre d'affaires de 64,8 milliards d'euros (textile, habillement, maroquinerie, chaussures). Le chiffre des exportations est lui aussi en hausse 4,3%, avec une forte reprise sur les marchés asiatiques (Chine +13,5 et Corée du Sud +12,8%) et de la Russie (+12,8%). Une croissance que le ministère du Développement économique entend accompagner et renforcer grâce à un investissement de 28 milliards d'euros annoncé pour 2018.