Stromae compose "Défiler", une bande son pour sa 5e collection mode

Mis à jour le 09/04/2018 à 09H56, publié le 06/04/2018 à 19H57
Mosaert, collection n°5

Mosaert, collection n°5

© Antoine Melis

Stromae a lancé le 6 avril sa "Mosaert Fabrique": une expo consacrée à sa 5e collection de vêtements et à sa ligne dédiée à la maison. Un lancement au Bon Marché accompagné d'un morceau de 10 minutes intitulé "Défiler", composé spécifiquement pour ce projet mais qui ne sortira que le 25 avril. La créativité "est toujours là" assure le chanteur dans "19 heures Le Dimanche" sur France 2 ce 8 avril

"C'est le morceau du défilé, il dure 10 minutes, il sortira le 25. Il s'intitule Défiler", a dit le musicien belge, expliquant que le titre faisait référence autant à "la mode, la beauté mais aussi à la marche, au fait de marcher à l'envers, à l'endroit...".
Mosaert capsule n5, avril 2018 au Bon Marché

Mosaert capsule n5, avril 2018 au Bon Marché

© Thibault Camus/AP/SIPA
La créativité "est toujours là", a assuré le chanteur qui, après une longue absence pour coup de fatigue, compte bien revenir à la musique mais "à un rythme plus sain et reposé". "Je suis toujours là", a-t-il répondu à Laurent Delahousse pour l'émission "19 heures Le Dimanche" diffusée ce dimanche 8 avril sur France 2, à l'occasion du défilé parisien de sa griffe de prêt-à-porter.


Un collectif qui touche autant à la mode qu'à la musique ou à la vidéo

"Quand Le Bon Marché nous a contactés, nous avons tout de suite eu envie de montrer ce qui se cache derrière Mosaert en mettant en scène le fonctionnement de notre petite équipe de manière ludique et en nous servant des différents médiums par lesquels nous nous exprimons", explique Stromae. "Ainsi est née cette usine fantastique, formidable écrin de notre nouvelle collection, et qui, nourrie de sons, de visuels, de mécanismes, propose notre vision fantasmée de notre petite fabrique, avec en toile de fond ce qui nous définit et fait notre fierté ; la création artisanale".

Du 7 avril au 13 mai 2018, le trio Mosaert s'installe au Bon Marché Rive Gauche et présente en exclusivité sa "Capsule n°5" dans une usine fantastique appelée "Mosaert Fabrique".

Mosaert est formé par Paul Van Haver alias Stromae, la styliste Coralie Barbier et le directeur artistique Luc Junior Tam. Ce collectif belge, qui touche aussi bien à la mode qu'à la musique, à la vidéo qu’au graphisme, a imaginé la Mosaert Fabrique. Ce "behind the scene" sous forme d’usine fantasmée dévoile les coulisses de leur processus de production avec une signalétique inspirée de l'univers industriel : panneaux "Casque obligatoire" ou "Interdit aux escarpins" et parcours fléchés au sol.

Le trio Mosaert au Bon Marché, avril 2018

Le trio Mosaert au Bon Marché, avril 2018

© Thomas SAMSON / AFP

Les imprimés de cette "Capsule n°5", unisexe, s'inspirent de l'Art Déco et de l'Art Nouveau qui ont façonné la capitale belge où ils vivent. Sur les T-shirts, teddys et chaussettes, les arabesques, les papillons et les plantes typiques de ces deux courants artistiques sont ici modernisés avec des couleurs pêchues pour donner des imprimés très graphiques, la signature de Mosaert. A la mode s'ajoutent, pour la première fois, du linge de maison, des coussins, de la vaisselle et même un fauteuil. A découvrir jusqu'au 13 mai.

Stromae : "Je ne m'interdis pas de refaire un album"

"C'est une espèce de première depuis cinq ans, c'est sûr que ça fait du bien mais ce n'est pas du tout un signe pour dire que je sors un album", a précisé l'artiste. "C'est un titre comme ça, qui se prêtait à l'occasion. Je ne m'interdis pas de refaire un album, mais franchement je ne sais pas quand ce sera".

Stromae avait fait un retour surprise sur scène il y a quelques semaines à Bruxelles, invité par le rappeur Orelsan. "C'était cool. C'était comme un parrainage de la part d'Orelsan, comme s'il m'aidait à remonter sur scène. Ça a été un vrai plaisir", a confié le chanteur de "Papaoutai". 

 


"J'avais besoin d'enlever toute cette pression qu'amène le succès (...) J'avais fait 200 concerts en deux ans, ce qui était un nombre insensé. C'était une superbe expérience mais (...) c'est allé trop vite", a t-il expliqué. "Même si on vend du rêve, ça reste un métier, et comme dans n'importe quel métier, quand on travaille de trop, on arrive à un burn-out" a-t-il ajouté : "Il me fallait le temps de me reconstruire car c'était pas super chouette. Ne plus faire confiance à son psychisme est quelque chose d'assez perturbant. Maintenant j'en sais un peu plus sur les maladies mentales, (...) ça fait un élément en plus dans mon bagage". Lors de sa dernière tournée en 2015, de passage en Afrique, il avait dû annuler des concerts en raison des effets secondaires de Lariam, un traitement préventif contre le paludisme.

Quant à la créativité, "elle est toujours là", a expliqué le musicien dont dont le dernier opus, "Racine Carrée", date de 2013 avec des tubes comme "Formidable" ou "Papaoutai", qui s'est écoulé à 3,5 millions d'exemplaires dans le monde. La scène, "je reconnais que c'est quelque chose dont je ne pourrai pas me passer. Par contre, la façon dont j'envisagerai la suite (...) ce sera à un rythme beaucoup plus sain et reposé."