Décès de Francesco Smalto, le tailleur de l'élégance masculine

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/04/2015 à 14H36
Le couturier Francesco Smalto en octobre 1984 à Nice

Le couturier Francesco Smalto en octobre 1984 à Nice

© GATTI / AFP

Le couturier italien Francesco Smalto est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à Marrakech, à l'âge de 87 ans, a-t-on appris lundi auprès de la maison de couture. Il avait créé sa maison de couture pour hommes en 1962 à Paris. Il avait cédé l'entreprise et s'était retiré en 2001.

Architecte de la grande mesure et tailleur d’exception, Francesco Smalto fonde sa maison en 1962 à Paris, imposant un style et une ligne uniques. "La véritable élégance : c'est une question de proportion, d'équilibre, d'allure" expliquait le couturier. Depuis 50 ans, dans son atelier parisien composé d’une trentaine d’artisans et de maitres tailleurs, cette maison française de prêt-à-porter de luxe pour homme, perpétue la tradition de la grande mesure.

Reportage : C.Cabral/P.Pachoud/G.Potet  

https://videos.francetv.fr/video/NI_159615@Culture

La grande mesure - le pendant de la haute couture pour l'homme - est le terme désignant la réalisations entièrement à la main d’une pièce d’habillement (costume, manteau,chemise…) avec un patronage unique aux mesures exactes du client. Les créations et actions menées par cette maison sont un savoir-faire unique et rare. La signature de la maison Smalto est aujourd'hui une référence contemporaine internationale et incontournable. 
La grande mesure de Francesco Smalto

La grande mesure de Francesco Smalto

© Smalto

La maison a reçu le label « Entreprise du Patrimoine Vivant » décerné par l’état français. Les collections sont distribuées dans 160 points de vente dans le monde et via le site www.smalto.com. Depuis 2013, Francesco Smalto est l'habilleur officiel de l'Equipe de France de Football.

La collection Smalto est sous l'influence optimiste des 70', époque sublimée où le voyage était un art de vivre... Youn Chong Bak cache sous une apparente simplicité un vestaire pensé dans les moindres détails. En fil rouge de cette collection, l'obsession donc du détail : la broderie se cache dans la doublure, le point main finit les poches, les chemises se doublent d'imprimés, les fines tresses courent sur la maille. 

La collection Smalto est sous l'influence optimiste des 70', époque sublimée où le voyage était un art de vivre... Youn Chong Bak cache sous une apparente simplicité un vestaire pensé dans les moindres détails. En fil rouge de cette collection, l'obsession donc du détail : la broderie se cache dans la doublure, le point main finit les poches, les chemises se doublent d'imprimés, les fines tresses courent sur la maille. 

© Francois Mori/AP/SIPA

"Francesco Smalto a imposé aux hommes une allure et un style uniques" avec une "silhouette près du corps" et certains traits caractéristiques dans ses costumes comme "le cran de revers dit parisien, dessiné à l'équerre", rapporte la maison Smalto dans un communiqué.

Enveloppé d'un gilet généreux et de la chaleur du feu de bois, l'homme Smalto profite de sa maison de campagne avec ses amis. Les tissus sont subtilement mixés jusqu'aux couleurs et motifs. On note des détails bi-matière comme des revers en velours palatine. 

Enveloppé d'un gilet généreux et de la chaleur du feu de bois, l'homme Smalto profite de sa maison de campagne avec ses amis. Les tissus sont subtilement mixés jusqu'aux couleurs et motifs. On note des détails bi-matière comme des revers en velours palatine. 

© PATRICK KOVARIK / AFP

La directrice artistique de la maison, Youn Chong Bak, recrutée et formée par Francesco Smalto, a salué la mémoire du créateur en se souvenant de sa "bienveillante attention". "Ses compliments renouvelés à chaque collection et ses simples mots d'encouragement à chaque rencontre ont forgé mon respect pour le maître et la personne extraordinaire qu'il était", témoigne-t-elle.

Elégance extrême de rigueur et donc le plus souvent smokiing impeccable... nous sommes au casino.

Elégance extrême de rigueur et donc le plus souvent smokiing impeccable... nous sommes au casino.

© PATRICK KOVARIK / AFP