Un livre recensant les "Perles des tweets" retiré de la vente

Par @Culturebox
Mis à jour le 23/01/2014 à 20H31, publié le 23/01/2014 à 20H26
Le haut de la couverture du recueil de Larousse sur "Les Perles des Tweets".

Le haut de la couverture du recueil de Larousse sur "Les Perles des Tweets".

© Larousse

"Les Perles des Tweets et du Net", un petit livre édité par Larousse, n'aura pas eu le temps de rencontrer son public. Sorti le 21 janvier dans la collection "Les petits bêtisiers", il vient d'être retiré de la vente par l'éditeur. La sélection de tweets avait en effet été publiée sans l'accord des auteurs.

Ce livre recense selon Larousse les "400 messages les plus drôles, les plus étonnants et les plus impertinents publiés sur la toile ces deux dernières années". Mais, problème,la maison d'édition a négligé de contacter les twittos auteurs de ces "perles" et mots d'esprit. C'est le site Slate.fr qui a soulevé la question et lancé la polémique en allant interroger les auteurs de tweets.

A qui appartiennent les tweets ?
Selon le droit français et les conditions d'utilisation du réseau social américain Twitter, les auteurs sont en effet propriétaires de leurs tweets. Et selon le code de la propriété intellectuelle, "l'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous". Larousse se rend donc coupable de contrefaçon.
   
"Face aux nombreuses réactions, la direction de Larousse a décidé d'arrêter la commercialisation de l'ouvrage qui venait d'arriver en librairie", a annoncé l'éditeur, y compris sur Twitter. Bernard Pivot cité à 9 reprises sans être contacté
"Les tweets peuvent relever de la propriété intellectuelle, explique Me Anne Cousin citée par Slate.fr, pour peu que soit démontré leur caractère original." Ce qui semble bien être le cas dans ce recueil puisque Larousse les a choisis pour leur originalité.

L'ouvrage recense notamment neuf tweets de Bernard Pivot, grand twitto devant l'éternel qui a lui-même publié un recueil de ses propres tweets, "Les tweets sont des chats". Mais qui n'avait pas été prévenu par Larousse. Tout comme Guillaume Meurice, comédien et chroniqueur sur France Inter, qui avait l'intention lui aussi de publier un recueil de ses mots d'esprits en 140 signes maximum. Reste à savoir ce que feront les twittos concernés par cette violation de la propriété intellectuelle, maintenant que l'ouvrage a été retiré de la vente.