Un nouveau James Bond dans les bacs le 13 mars

Par @Culturebox Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox
Publié le 27/02/2014 à 11H30
Le logo, à l'effigie de Sean Connery, de la série James Bond publiée en France aux éditions Plon

Le logo, à l'effigie de Sean Connery, de la série James Bond publiée en France aux éditions Plon

© Plon

L’édition du 27 février du "Nouvel Observateur" publie des extraits du nouveau James Bond, "Solo" aux éditions du Seuil le 13 mars, écrit cette fois par l’écrivain et cinéaste William Boyd ("La Tranchée"). Il n’est pas le premier à s’atteler à la tâche de succéder à Ian Fleming qui créa l’espion 007 de Sa Gracieuse Majesté en 1952.

Il ne fallut pas attendre bien longtemps après la mort de Fleming, en 1964, pour qu’un auteur prenne le relais afin de donner une longévité au plus célèbre espion de tous les temps. Dès 1968, Kingsley Amisa, sous le pseudonyme de Robert Markham publiait "Colonel Sun, A James Bond Adventure". Il sera suivi par quatre autres écrivains. 007 n’était pourtant destiné à une aussi bonne fortune, sans parler de son succès au cinéma, les premiers romans de Fleming ne remportant guère de succès, jusqu’à ce qu’il soit adapté sous forme de bande-dessinée dans la presse britannique, puis que John Fitzgerald Kennedy confie avoir "Bons baisers de Russie" comme livre de chevet.

Dans "Solo", situé en 1969, Bond est projeté dans une guerre civile en Afrique, avec à la clé une intrigue tournant autour de gisements pétroliers et de trafic de drogue.
La couverture britannique de "Solo" de William Boyd

La couverture britannique de "Solo" de William Boyd

© Jonathan Cape
Selon Didier Jacob, du "Nouvel Observateur", William Boyd reprend les arcanes "bondiens" : amateur de belles carrosseries, qu’elles soient l’attribue de voitures de luxe ou de jolies jeunes femmes, plus ou moins fatales… Le critique qualifie le roman de « prodigieux amusement ». Boyd reprendrait également le sadisme dont Fleming parsemait ses romans. A l’image de la dernière série au cinéma avec Daniel Craig, 007 serait "plus noir que jamais, hanté par d’obsédantes interrogations morales et gouverné par des pulsions de vengeance primitives". La tradition et l’air du temps sont donc respectés.

Par ailleurs réalisateur, scénariste et producteur, William Boyd aurait-il en tête d’adapter ce nouveau James Bond au cinéma ? Le MI6 est sur le coup…