Strauss-Kahn attaque le roman de Jauffret en diffamation

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/01/2014 à 14H29, publié le 16/01/2014 à 14H23
Régis Jauffret dans l'émission "Au Field de la nuit" (TF1) en février 2012

Régis Jauffret dans l'émission "Au Field de la nuit" (TF1) en février 2012

© PMG / Sipa

Dominique Strauss-Kahn va attaquer en diffamation Régis Jauffret, auteur d'un roman paru jeudi livrant sa version de l'affaire du Sofitel, a annoncé à l'AFP son avocat, Jean Veil.

L'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) va également attaquer les éditions du Seuil, où paraît "La ballade de Rikers Island", ainsi que France Inter, où le romancier a fait la promotion de son ouvrage jeudi matin, a précisé Me Veil. "Dominique Strauss-Kahn conteste formellement les déclarations diffamatoires de Régis Jauffret contenues dans son dernier livre ainsi que celles tenues ce matin à la radio dans le cadre de sa promotion."

"Sous prétexte d'une pseudo enquête romancée, l'auteur, qui n'hésite pas à s'appuyer sur des conversations purement et simplement inventées, contredit les conclusions devenues définitives de la procédure judiciaire américaine" qui a abandonné toute poursuite sur les accusations de viol portées par une femme de chambre du Sofitel de New York, Nafissatou Diallo, a-t-il ajouté.

DSK n'est pas nommé dans le livre
Dans son roman, Regis Jauffret, qui a, par le passé, écrit sur l'affaire Stern ("Sévère"), revient, sans nommer DSK, sur l'affaire dite du Sofitel. Sur France Inter, il a expliqué sa décision de ne pas avoir nommé l'ancien ministre socialiste, assurant ne pas avoir "pensé du tout aux avocats" pour faire ce choix. "Ca n'est pas venu. J'ai essayé de l'appeler DSK, Dominique, Dominique Strauss Kahn (...) cela ne fonctionnait pas."

DSK avait été arrêté le 14 mai 2011 alors qu'il était donné favori à la présidentielle de l'année suivante. Les poursuites pénales avaient été abandonnées le 23 août 2011 en raison de doutes sur la crédibilité de Nafissatou Diallo.

La procédure civile aux Etats-Unis avait pris fin un an et demi plus tard, le 10 décembre 2012, avec la signature d'un accord financier secret.