Prix littéraires : un an après Simon Liberati se souvient de son prix Femina

Par @Culturebox
Mis à jour le 08/11/2017 à 12H02, publié le 04/11/2012 à 15H27
Simon Liberati, prix Fémina en 2011 pour son livre "Jayne Mansfield 1967"

Simon Liberati, prix Fémina en 2011 pour son livre "Jayne Mansfield 1967"

© JB Le Quere / Maxppp / MAXPPP

Les prix littéraires de l'automne, événement rituel de l'année littéraire, s’accompagnent d'un déferlement médiatique autour des auteurs primés : caméras de télé, interviews, photos, explosion des ventes. Comment les écrivains vivent-ils cet événement ? Nous leur avons posé la question, un an après. Réponses de Simon Libérati, prix Femina en 2011 pour "Jayne Mansfield 1967" (Grasset) et prix Flore en 2009 pour "L'hyper Justine" (Flammarion).

Simon Liberati est né en 1960 à Paris. Il a fait des études de grammaire latine à la Sorbonne et un peu de journalisme dans la presse de mode. Il est l’auteur aux éditions de quatre romans : "Anthologie des apparitions" (Flammarion - 2004), "nada exist" (Flammarion -2007) et L’hyper Justine (Flammarion -2009, prix de Flore), Jayne Mansfield 1967 (Grasset – 2011).

 

Simon Liberati le 7 novembre 2011

Simon Liberati le 7 novembre 2011

© Marlene Awaad / IP3 PRESS / MAXPPP

 

[ INTERVIEW ]

- Vous avez reçu deux prix, le prix de Flore en 2009 et le prix Femina l'année dernière, est-ce que vous vous souvenez du moment où vous avez appris que vous aviez le prix Fémina et ce que vous avez ressenti à ce moment-là? Avec le recul, un an après, comment vous souvenez-vous de cet événement?

Très bien, il était midi. J'étais dans une chambre d'hôtel en compagnie d'une amie très chère qui essayait des robes. J'ai ressenti un sentiment de victoire, comme après une bataille. La suite est plus confuse, moins belle aussi. Je n'aime pas me trouver au centre de l'attention, je suis assez timide.

- Qu'est-ce que ça représente un prix pour un écrivain ? Comment vous, Simon Liberati, avez-vous reçu vos prix (comme une consécration, un bon point, une reconnaissance, l'équivalent d'une médaille, un encouragement ?)

C'est d'abord, je le répète, une victoire. Il y a un long parcours, beaucoup de politique. Un prix est le résultat du travail de plusieurs personnes. L'écrivain n'y est pas pour grand chose. D'ailleurs le prix couronne le livre, non l'écrivain. Ensuite vient l'espoir de vendre davantage et donc d'échapper pour quelque temps au souci. Dans mon cas la personnalité de Jayne Mansfield ajoutait à ma joie, la voir couronner par le jury du Fémina, lui apportait une couronne supplémentaire. Après avoir été Miss Autoroute ou Miss Chihuahua Show Jayne était Miss Fémina, en France, chez les intellectuelles. J'étais heureux pour elle et pressé de lui remettre son trophée au pays des ombres.

- Est-ce que cela a changé quelque chose dans votre vie d'écrivain et dans votre vie ? Vous en avez déjà reçu deux, est-ce que vous ne risquez pas de devenir addict ?

Le Flore comme le Femina ont amené beaucoup de troubles dans ma vie. Je ne crois pas pouvoir en convoiter d'autres. Dommage, car comme tous les gens routiniers j'aime le trouble.

- Plus généralement, que pensez-vous des prix littéraires?

Ils donnent du piment à la rentrée littéraire.

- A qui donneriez-vous le prix Femina cette année ?

Aucune idée, je ne lis rien.

 

Lire aussi : Un an après, Sorj Chalandon se souvient (Grand Prix du Roman de l'Académie française 2011 pour son roman "Retour à Killybegs", Grasset.)