Plagiat : Aurélien Godard privé de sa première rentrée littéraire

Par @LaurenceHouot Journaliste, responsable de la rubrique Livres de Culturebox
Mis à jour le 01/07/2013 à 15H36, publié le 01/07/2013 à 14H39
Julianne Moore dans "The Hours", de Stephen Daldry, adaptation du roman éponyme de Cunningham, dont Aurélien godard se serait trop margement inspiré dans son premier roman  "Dans la vie d'un homme"

Julianne Moore dans "The Hours", de Stephen Daldry, adaptation du roman éponyme de Cunningham, dont Aurélien godard se serait trop margement inspiré dans son premier roman  "Dans la vie d'un homme"

© TFM Distribution

"La vie d'un homme", d'Aurélien Godard, ne fait plus partie de la liste des livres attendus à la rentrée littéraire 2013. Les éditions Anne Carrière ont décidé de ne pas publier ce premier roman, qui "présentait de fortes similitudes avec "The Hours", le best-seller de Michael Cunningham.

C'est la première fois qu'un tel incident précède une rentrée littéraire. Un laconique communiqué l'a annoncé : "Les éditions Anne Carrière ont décidé de renoncer à la publication du premier roman d'Aurélien Godard intitulé "Dans la vie d'un homme", qui devait sortir le 22 août. En effet, nous nous sommes aperçus que ce livre présentait trop de similitudes avec un roman célèbre."

Interrogé par lexpress.fr, le directeur éditorial de la maison, Stephen Carrière, a précisé qu'il "n'est aucunement question de plagiat mais de fortes similitudes, trop de ressemblances. Notre décision n'a rien de juridique, elle est subjective. Nous avons préféré arrêter les choses à temps." Le jeune romancier se serait trop largement inspiré de "The Hours", de Michael Cunningham, prix Pulitzer 1998 et adapté au cinéma par Stephen Daldry en 2002, avec Meryl Streep, Nicole Kidmann, Julianne Moore et Ed Harris.

Même procédé narratif que "The hours"

"Dans la vie d'un homme", Aurélien Godard est une histoire qui se déroule sur une journée, à trois époques différentes, mettant en scène trois personnages, comme le roman de Cunningham. L'éditeur a préféré renoncer à publier, anticipant les éventuels ennuis qu'auraient suscités ces "similitudes". L'ouvrage n'était pas encore publié mais 800 épreuves avaient déjà été envoyées aux libraires et aux journalistes. L'éditeur n'a pas réclamé au jeune auteur l'à-valoir qu'il lui avait versé, souligne lexpress.fr.