La romancière Han Suyin est morte

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 04/11/2012 à 17H18
La romancière Han Suyin en 1978

La romancière Han Suyin en 1978

© GERARD FOUET / AFP

La romancière d'origine chinoise Han Suyin, dont l'ouvrage autobiographique "Multiple splendeur" avait été porté à l'écran en 1955, est décédée à l'âge de 95 ans.

Han Suyin, auteur de quelque 40 livres sur la Chine moderne, est morte à son domicile de Lausanne, en Suisse, a indiqué l'agence officielle chinoise Xinhua (Chine nouvelle), citant sa famille.

Née dans la province chinoise de Henan le 12 septembre 1917, Han Suyin était la fille d'un ingénieur chinois des chemins de fer et de son épouse belge. Elle avait étudié la médecine en Chine avant de poursuivre ses études en Belgique pendant les années 1930, puis à Londres.

Son livre "Multiple splendeur", basée sur sa relation sentimentale avec un correspondant de guerre britannique, avait été porté au cinéma en 1955 par le réalisateur américain Henry King sous le titre "Love Is a Many-Splendored Thing", titre original du livre (en français, "La colline de l'adieu").

De son vrai nom Élisabeth Rosalie Mathilde Clare Chou, elle prend le pseudonyme de Han Suyin, à la publication de son premier ouvrage. Ecrivant principalement dans la langue de Shakespear, elle rédigeait également en français. parmi ses romans, figurent "Destination Tchoungking", "Multiple splendeur", "...Et la pluie pour ma soif", "La montagne est jeune", "Amour d'hiver", "Ton ombre est la mienne", "Les quatre visages" et "L'arbre blessé". Elle publia également des ouvrages d'histoire, autobiographiques et des essais socio-politiques.

Très attachée à la Chine - sa famille est l'une des plus anciennes du pays -, favorable au maoïsme, elle n'a cependant jamais adhéré au parti communiste et a rompu avec le régime après la Révolution culturelle, qu'elle avait d'abord défendue.

La romancière avait créé en 1986 la Fondation Han Suyin destinée à facilité les échanges scientifiques entre la Chine et l'Occident. Elle dota également financièrement l'Associaition des écrivains chinois pour créer le Prix Lu Xun, récompensant la meilleure traduction littéraire. Elle est enfin à l'origine du Prix Han Suyin qui honore des jeunes traducteurs.