Étonnants voyageurs : Saint-Pierre et Miquelon en costume d'époque

Par Christian Tortel
Publié le 18/05/2016 à 10H07
photo Ile aux Marins, Saint-Pierre et Miquelon © Photographe : Thierry Suzan - Crédit : MAXPPP

Pour Étonnants voyageurs, l’archipel français de Saint-Pierre et Miquelon est venu à Saint-Malo avec ses auteurs mais aussi… en costume d’époque. En effet, il y a deux cents ans, ce territoire à 25 kilomètres de Terre-Neuve était rétrocédé à la France par les Anglais. Sandrine Pautard, auteur d’un roman historique est venue présenter "La morue voit rouge".

« Le retour des habitants à Saint-Pierre et à Miquelon, en 1816, marqua le début d'une nouvelle ère pour l'archipel. Il fallut, dans des conditions particulièrement difficiles, reconstruire ce que le temps, les incendies et les pillages avaient détruit. Maisons, établissements, quais, jardins et rues tout était à refaire », expliquent les concepteurs d’un site dédié aux futures commémorations du bicentenaire de la rétrocession de l’archipel à la France, le site « Association commémorations 2016 ».

Pas une simple « maillou » 

Médecin de métier et Saint-Pierraise d’adoption, Sandrine Pautard a revêtu un costume d’époque pour montrer son attachement à cette terre où elle a vécu trois ans. Avec deux livres présentés à Saint-Malo, elle gagne ainsi son brevet en légitimité et n’est plus une simple « maillou », selon le sobriquet donné aux « métros » par les Saint-Pierrais.

Avec elle, plusieurs auteurs avaient fait le déplacement en terre malouine. Eugène Nicole, connu pour L’Œuvre des mers (L’Olivier, 2011) a publié en 2016 chez le même éditeur Le Silence des cartes, une rêverie poétique ; Jean-Marie Pen, un polar Les 2 d’octobre (éditions Ex Aequo).

Sandrine Potard a choisi le roman historique avec La morue voit rouge (L'Harmattan). L'histoire se situe en 1905 quand la pêche à la morue s’industrialise et quand les religieux quittent l’archipel après la loi de 1905 sur la laïcité, ce qui est vécu comme une forme d’abandon. Par ailleurs, elle co-signe un livre de photographies avec Jean-Baptiste Seigneuric, A Mare Labor. Elle nous parle d'une époque où le commerce associait morue et "bootleggers", ces contrebandiers d'alcool…

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La morue voit rouge !

Un cadavre unijambiste dissimulé parmi des naufragés. Une améthyste et des pièces d’or antiques apparaissant comme par magie, et voilà Victor Etchezabal obligé de mener l’enquête en compagnie d’une petite cousine aussi imprévisible qu’un écureuil malicieux.