Cognac : le Festival Polar explore tous arts du genre

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 20/10/2012 à 10H37
Le Festival Polar de Cognac (20-21 octobre 2012) célèbre tous les genres du polar, de la littérature au cinéma en passant par la télévision

Le Festival Polar de Cognac (20-21 octobre 2012) célèbre tous les genres du polar, de la littérature au cinéma en passant par la télévision

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Karine Giebel a reçu vendredi à Cognac (Charente) pour "Juste une ombre" (Fleuve Noir) le prix du meilleur roman français ou francophone du festival Polar, qui s'est ouvert cette année par un appel aux soutiens financiers du directeur Bernard Bec. "Mains armées" de Pierre Jolivet, a reçu le prix Polar 2012 du cinéma à Cognac

https://videos.francetv.fr/video/NI_133557@Culture

Karine Giebel est une habituée du festival Polar de Cognac, qui lui a déjà décerné deux prix. Celui de cette année récompense un inquiétant thriller, sixième roman de l'auteur, mettant en scène une jeune femme dont la réussite est stoppée nette par l'obsédante impression d'être épiée, suivie. L'anglais Peter May a reçu le prix du meilleur roman international pour "Le braconnier du lac perdu" (éditions du Rouergue), troisième volet de la trilogie mettant en scène le policier Fin McLeod, dont le premier avait été refusé par l'éditeur anglais de May. Celui-ci avait alors publié le roman en traduction française, et, devant le succès, il avait été finalement publié en langue  originale.

Le prix du meilleur roman Jeunesse a récompensé Bertrand Puard pour la série "Les effacés" (Hachette). Bertrand Puard, auteur de romans policiers reconnu (il avait obtenu le prix du festival de Cognac en 2001 pour "Musique de  Nuit") s'est lancé en 2008 dans le roman jeunesse avec une première série, "Les  compagnons du sablier". En bande dessinée, le prix du meilleur album "one shot" est allé à "Flic" de Séra et Bénédicte Desforges (Casterman) et celui de la meilleure série à "Canardo - T20" de Benoît Sokal (Casterman).

Cinéma et télévision

Le prix Polar 2012 pour un film  long métrage de cinéma a été remis dimanche à "Mains armées", de Pierre Jolivet, "Mafiosa", diffusé sur Canal+, remportant le prix de la meilleure série télévisée française. Le film de Pierre Jolivet, sorti cet été, met en scène, outre Marc Lavoine dans un rôle trouble, un commissaire de police incarné par Roschdy Zem, et une jeune inspectrice jouée par Leïla Bekhti, deux personnages dont on découvre les liens au fil de l'intrigue.

Le prix de la meilleure série française de télévision récompense "Mafiosa",  pour le premier épisode de la saison 4, réalisé par Pierre Leccia, avec Hélène  Fillières dans le rôle-titre, une jeune femme placée à la tête d'un clan  mafieux corse.

Le prix Polar "Unitaire français" pour un film télé est allé à "Rituels  meurtriers" d'Olivier Guignard diffusé sur France 2, avec Éric Elmosnino en commissaire de police confronté à trois meurtres mystérieux. "Sherlock", diffusé sur France 4, a reçu le prix de la meilleure série  internationale pour l'épisode "Les chiens de Baskerville".

Enfin, le décalé "Action commerciale", de Pascal Jaubert, où un représentant en produits ménagers confronté à un double meurtre un peu salissant retrouve tout son bagout de vendeur pour aider le meurtrier à effacer ses traces, a reçu le prix du meilleur court métrage.

Par ailleurs, un Polar d'honneur a été attribué à l'écrivain, réalisateur et scénariste Jean-Pierre Bastid.

Le jury de Polar est composé de personnalités ayant souvent des liens avec la police ou la justice, comme cette année le juge anti-terroriste Gilbert Thiel, les policiers Loïc Garnier ou Bruno Papet, ou encore l'ancien truand  Antoine Cossu, plus connu sous le nom de Tony L'Anguille.

Festival en péril

Le directeur du festival, Bernard Bec, avait mis en garde en ouvrant le festival, dont c'est la 17ème édition : "J'ai peur que ce festival soit en danger", a-t-il lancé. Seul festival policier en France à présenter tous les genres, littérature, télévision et cinéma, Polar est néanmoins "un petit  festival" a-t-il remarqué, en demandant fermement aux différents organismes de  soutien culturels de "nous aider plus". "Car nous ne pouvons continuer comme nous le faisons", a-t-il prévenu.