Le prix SNCF du polar au romancier espagnol Victor del Arbol pour "Toutes les vagues de l'océan"

Par @Culturebox
Mis à jour le 19/06/2018 à 08H52, publié le 19/06/2018 à 08H49
L'écrivain Victor del Arbol en 2012

L'écrivain Victor del Arbol en 2012

© Ulf Andersen / Aurimages / Ulf Andersen / Aurimages

Le romancier espagnol Victor del Arbol a remporté lundi le prix SNCF du polar pour "Toutes les vagues de l'océan" (Actes Sud/Babel Noir), un roman ambitieux où une histoire familiale se mêle aux grandes tragédies du XXe siècle.

Livre de 600 pages, à la fois denses et haletantes, "Toutes les vagues de l'océan", son troisième roman, traduit en français par Claude Bleton, avait déjà reçu le Grand prix de littérature policière en 2015 (année de sa sortie).

Le roman transporte ses lecteurs dans l'effrayante "île des cannibales", sinistre camp sibérien dans l'URSS des années 1930 où furent abandonnés des milliers de détenus sans vivres, ni abris jusqu'au Barcelone des années 2000 où sévit une organisation mafieuse appelée la Matriochka... Dès le début du roman un enfant est assassiné, sa mère se suicide. L'oncle de l'enfant, le frère de sa mère, devra plonger dans le douloureux passé familial pour tenter de comprendre les raisons de ce drame.
"Toutes les vagues de l'océan" de Victor del Arbol

"Toutes les vagues de l'océan" de Victor del Arbol

© Actes Sud/Babel Noir
L'auteur espagnol, lauréat en 2011 du prix du polar européen pour "La tristesse du samouraï" est également l'auteur de "La maison des chagrins" et, l'an dernier, de "La veille de presque tout", grâce auquel il a remporté le prix Nadal (une des plus importantes récompenses littéraires espagnoles).

Inspiré par les déchirures du passé

Tous les romans de l'écrivain, né à Barcelone il y a 50 ans, reviennent sur les déchirures du passé : la guerre civile espagnole, le Goulag russe, la dictature argentine... A ces drames historiques s'ajoutent des blessures plus intimes notamment la violence à l'encontre des enfants, omniprésente dans son oeuvre.
Ancien séminariste et ex-policier à la brigade des mineurs de Catalogne, Victor del Arbol a puisé dans son propre passé une partie de son inspiration.

Le prix SNCF du polar à Max de Radiguès pour "Bâtard" 

Dans la catégorie bande dessinée, le prix SNCF du polar a été attribué à Max de Radiguès pour "Bâtard" (Casterman), histoire d'un père et de son fils braqueurs de banques.

Daniel Brunet et Nicolas Douste ont quant à eux remporté le prix dans la catégorie court métrage pour leur film "Speed Dating".

En 2017, le prix SNCF du polar avait été attribué à Franck Bouysse pour "Grossir le ciel" (Manufacture des livres).