Mort du biologiste et essayiste François Jacob

Par @Culturebox
Publié le 22/04/2013 à 08H58
Le biologiste François Jacob lit son discours d'intronisation à l'Académie française en 1997, après avoir été élu en  décembre 1996

Le biologiste François Jacob lit son discours d'intronisation à l'Académie française en 1997, après avoir été élu en  décembre 1996

© THOMAS COEX / AFP

Le biologiste et professeur François Jacob, prix Nobel de médecine en 1965, est décédé vendredi à l'âge de 92 ans, a annoncé dimanche soir l'ancien chancelier de l'Ordre de la Libération Fred Moore.

Ses recherches sur la génétique bactérienne et les circuits de régulation lui ont valu d'innombrables récompenses scientifiques, dont le prix Nobel, conjointement avec André Lwoff et Jacques Monod.
François Jacob , par ailleurs amateur de peinture, était l'auteur de nombreux articles scientifiques et de plusieurs ouvrages, notamment un essai qui eut un grand écho, "La Logique du vivant" (1970), qualifié par le philosophe Michel Foucault de "plus remarquable histoire de la biologie jamais écrite". "Cela m'amusait d'écrire cette histoire de la biologie après les travaux des années 1950 et 1960 qui avaient renouvelé cette science", dit alors François Jacob.

Aussi à l'aise dans son laboratoire que devant sa table d'écrivain, il publie son autobiographie, "La statue intérieure", en 1987 chez sa fille, l'éditrice Odile Jacob . Auteur de nombreux articles scientifiques, François Jacob  a aussi écrit "Le jeu des possibles, essai sur la diversité du vivant" ou "La souris, la mouche et l'homme".
Professeur titulaire de la chaire de génétique cellulaire au Collège de France (1965-1991), ce Compagnon de la Libération, membre de l'Académie des sciences (1977) et de l'Académie française (1996), avait été de 2007 à 2011 chancelier de l'Ordre de la Libération, 16e personnage de l'Etat dans l'ordre protocolaire.
Il était Grand Croix de la Légion d'Honneur, Grand Officier de l'Ordre National du Mérite et Croix 39/45. Une cérémonie militaire devrait avoir lieu mercredi en début d'après-midi 
aux Invalides.
Après le décès de François Jacob , il ne reste plus que 22 Compagnons de la Libération en vie.