Livre : Aurélie Filippetti ne souhaite pas revenir sur le rabais de 5%

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
Publié le 18/01/2013 à 15H48
Aurelie Filippetti et François Hollande au 32e Salon du livre de Paris (mars 2012)

Aurelie Filippetti et François Hollande au 32e Salon du livre de Paris (mars 2012)

© Revelli-Beaumont / Sipa

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti se montre réservée sur la suppression du rabais de 5% autorisé par la loi Lang sur le prix unique du livre. Elle révèle ses orientations pour le secteur dans un entretien vendredi à Livres Hebdo

A deux mois du Salon du livre de Paris où elle doit annoncer un plan pour la librairie, la ministre rappelle que cette proposition, notamment formulée par le Syndicat de la librairie française, risquerait aussi de pénaliser les consommateurs.
 
"Si on supprime les 5%, cela bénéficiera à tout le monde, y compris à Amazon. Et puis si j'ai souhaité redonner de la marge aux libraires, notamment en baissant la TVA, il ne faut pas non plus que le livre soit pénalisé par son prix : vis-à-vis des consommateurs, supprimer les 5% ne serait pas un très bon signal", estime Aurélie Filippetti. Et, sur le plan politique, rouvrir la loi Lang "pourrait être très dangereux", prévient-elle.
 
La ministre veut lutter contre les distorsions fiscales
La ministre assure par ailleurs qu'elle "se battra contre les distorsions fiscales qui subsistent à l'échelle européenne", responsables en partie de la crise traversée par le distributeur de biens culturels Virgin, placé en redressement judiciaire.
 
"Virgin est victime d'une concurrence déloyale de la part de groupes comme Amazon qui ne respectent pas les règles fiscales qui s'imposent aux entreprises territorialisées en France", insiste-t-elle. Cela dit, "il y a quatre mois pour  trouver un repreneur. Plusieurs pistes sont intéressantes".
 
"Il faut trouver des solutions" pour la reprise de Virgin
Elle affirme son intérêt pour le dossier, estimant que les salariés de Virgin "ont un savoir-faire précieux" qu’il faut défendre. "Le ministère travaille aussi d'arrache-pied, avec les collectivités, pour aider à une reprise et trouver des solutions", assure la ministre de la Culture. 
 
Interrogée sur son rôle vis-à-vis d’une entreprise privée, elle affirme qu’elle a une "vision assez extensive du ministère de la Culture", une vision "plutôt volontariste".
 
Aurélie Filippetti compte par ailleurs augmenter le nombre de librairies bénéficiant du label Lir jusqu'à 2.000 environ. Le label Librairies indépendants de référence permet de soutenir et valoriser le travail des libraires, qui sont exonérés de contribution économique territoriale (ex-taxe professionnelle).