Comment la presse jeunesse résiste à la concurrence des écrans

Mis à jour le 19/11/2018 à 11H10, publié le 19/11/2018 à 10H41
En 2017, les 300 titres de la presse jeunesse en France ont réuni près de 10 millions de lecteurs. 

En 2017, les 300 titres de la presse jeunesse en France ont réuni près de 10 millions de lecteurs. 

© OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP

On dit que nos enfants passent leur temps devant les écrans et lisent de moins en moins. Et pourtant 60% des moins de 19 ans lisent un quotidien, un hebdomadaire ou un mensuel de la presse jeunesse. Soit près de 10 millions de lecteurs en 2017 pour un secteur qui a su réagir et s’adapter face à internet.

Et cela passe par l’innovation, la recherche de nouvelles façons de traiter l’information pour continuer à capter l’attention des jeunes, des plus petits aux ados. C’est le cas d’Astrapi, édité par le leader du marché Bayard Presse, dont le nombre de lecteurs a bondi de 17% depuis sa nouvelle formule en 2016. Un magazine qui fête cette année ses 40 ans, mais colle à l’air du temps.

Reportage : F. Griffond / JP. Magnaudet / D. Turpin / J. Pires

Une spécificité culturelle

Dans un secteur de la presse écrite en crise depuis plusieurs années, la presse jeunesse elle se porte à merveille avec près de 300 journaux et magazines, ses valeurs sûres et ses best-seller comme "J’aime lire", 2,6 millions d’exemplaires vendus en 2017, ou encore "Petit Ours Brun" et "Super Picsou Géant", dont les ventes tournent autour d’1,7 million.

Mais pas question de tourner le dos à internet, beaucoup de ces titres proposent également d’enrichir leur contenu en ligne avec des sites ou applications qui permettent aux enfants ou ados de prolonger l’expérience sur écran. Enfin certains groupes de presse traditionnels se sont lancés dans l’information pour les jeunes sur le net, c’est le cas de Libération avec "Le P’tit Libé".