Bécassine, une Bretonne aux racines picardes

Par @Culturebox
Publié le 08/03/2015 à 17H44
Bécassine à l'entrée de la ville de Noyon 

Bécassine à l'entrée de la ville de Noyon 

© Capture d'image France3/Culturebox

La Picardie revendique la paternité de Bécassine. Car la petite bonne bretonne est née sous les traits du dessinateur Joseph Porphyre Pinchon, un Picard né et enterré à Amiens.

Bécassine est à nouveau à la mode. La première héroïne de BD, qui a vu le jour il y a 110 ans dans un magazine pour fillettes de la bonne société, fait à nouveau parler d’elle. TF1 a racheté les droits des produits dérivés. Ses albums sont réédités. Elle est actuellement au cœur d’une exposition au musée de la poupée à Paris. D’où peut-être l’intérêt des Picards pour ce personnage qui a souvent été l’objet de moqueries.

Reportage : F.Borius/J.Guery/S.Le Fur

https://videos.francetv.fr/video/NI_155889@Culture

 
Une statue de Bécassine à Noyon

Ne soyez pas surpris, si vous voyez une statue de Bécassine à l’entrée de la ville de Noyon, dans l’Oise. Le premier personnage de BD féminin était bel et bien une bonne bretonne  mais le dessinateur qui lui a donné son apparence a séjourné à Noyon. Les parents de Joseph Porphyre Pinchon vivaient à Noyon où ils étaient tanneurs.
 
De nombreux hommages en Picardie

A l’occasion du centenaire de la guerre 14/18, des BD de Bécassine de cette époque ont été rééditées.
Un album d'époque de Bécassine 

Un album d'époque de Bécassine 

© Capture d'image France3/Culturebox
Non loin de Noyon, à Clairoix, Joseph Porphyre Pinchon avait une demeure qui est aujourd’hui la mairie de la commune. Juste à côté, la Maison du Patrimoine rend hommage au dessinateur à travers une exposition.
 
Bécassine ressuscitée, Pinchon abandonné

Si le personnage de Bécassine est à nouveau au gout du jour, Joseph Porphyre Pinchon semble lui avoir été oublié.
Joseph Porphyre Pinchon

Joseph Porphyre Pinchon

© Capture d'image France3/Culturebox
Selon un article de nos confrères du courrier picard, sa tombe serait à l’abandon. Seule une pochette plastifiée déposée par un admirateur permet de reconnaître la dernière demeure du créateur de Bécassine.