Paris International Fantastic Film Festival : deuxième !

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 15/11/2012 à 20H42
L'affiche du 2e Paris International Fantastic Film Festival (détail) signée Frédéric Domont

L'affiche du 2e Paris International Fantastic Film Festival (détail) signée Frédéric Domont

© Paris Ciné Fantastique/PIFFF 2012

Après une première édition l’an dernier étendue sur cinq jours avec plus de 4600 entrées, le Paris International Fantastic Film Festival (PIFFF) reprend ses quartiers au Gaumont Capucines, à Paris, à partir de vendredi soir, pour 10 jours d’une orgie de films fantastiques, jusqu’au dimanche 25 novembre.

Un festival déjà mature
Compétition internationale de longs et courts métrages, pléiade d’avant-premières, hommage au romancier et réalisateur Clive Barker, des séances spéciales et plus encore constituent la colonne vertébrale de ce festival pas comme les autres, conçu par des amoureux du fantastique pour les amoureux du fantastique. Le jury est composé de Nicolas Boukhrieff (réalisateur/scénariste), Pascal Laugier (réalisateur/scénariste), Xavier Gens (réalisateur/scénariste/producteur), ainsi que du duo Julien Carbon et Laurent Couriaud (réalisateurs/scénaristes).

En ouverture vendredi à 19h30 : « John Dies at the End » de l’Américain Don Coscarelli qui, en 1979, nous avait concocté « Phantasm », petite perle que tous les amateurs du genre tiennent dans leur cœur, et aux nombreuses (trop nombreuses ?) suites. Son nouvel opus traite de la prise d’une drogue surpuissante par deux losers qui va les emmener dans un univers parallèle peuplé de démons. Le film joue de l’excentricité, multiplie les gags et les effets graphiques.
 

Le film de clôture, dimanche 25, n’est autre que la suite de « Silent Hill » (2006, Christophe Gans), « Silent Hill : revelation 3D » qui, comme son titre l’indique est en relief (sortie : 28 novembre).
 

Dix films participent à la compétition, en provenance de pays aussi divers que l’Irlande, le Mexique, le Pérou, le Canada, les Etats-Unis, l’Italie, la Corée du Sud, l’Indonésie, et l’Espagne. S’y ajoutent neuf courts-métrages internationaux et huit courts français. Difficile de s’attarder sur chaque film, puisqu’ils sont projetés en première mondiale, européenne ou française et réalisés par de jeunes réalisateurs qui n’en sont pas pour autant forcément à leur premier films. Une curiosité tout de même : « The Butterfly Room » qui voit le retour de l’égérie du fantastique des années 60, Barbara Steele, entourée de Ray Wise (« Twin Peaks » et de Heather Langenkamp (« Les Griffes de nuit »). Pour le reste, le mieux est encore de se rendre sur le site du PIFFF, où tout est dit, bandes annonces à l’appui.
 

Goodies
Huit films sont projetés hors compétition.  Dans « Side by Side », Keanu Reeves part à la rencontre de grands réalisateurs et directeurs de la photographie  (Martin Scorsese, James Cameron, David Fincher, Michael Ballhaus…) pour comprendre ce que la technologie du numérique a changé dans leur démarche de cinéaste. « Trailler War » est, lui, un florilège de bandes annonces de films d’exploitation des années 70-80, ambiance grindhouse garantie. Evénement avec la projection du dernier film de Tsui Hark, « Dragon Gate, la légende des sabres volants 3D »…
 

La nuit Clive Barker samedi 24 à partir de 20h00 verra la projection de quatre films du maître, dont « Nightbreed : the Cabal Cut », qui n’est autre que « Cabal », sorti en 1990, mais alors amputé de plusieurs dizaines de minutes, aujourd’hui réintégrées. Rappelons que le film bénéficie de la présence de David Cronenberg comme acteur.
 

Cette partie rétrospective comporte également la version restaurée de « Quatre mouches de velours gris », giallo culte de Dario Argento, ainsi que « Bad Taste », le premier film gorissime et déjanté de Peter Jackson.
 

Des « goodies » accompagnent cette sélection de 27 longs métrages et 23 courts, comme la présence de réalisateurs, d’invités spéciaux, et de dédicaces. Ainsi le fondateur de la revue mythique « Mad Movies », Jean-Pierre Putters signera sa somme « Mad Movies… Mad ma vie » (Ed. Rouge profond) le 17 à 11h00 et Julien Sévenon, spécialiste du cinéma asiatique, dédicacera le 24 à la même heure son « Mamoru Oshi : rêves, nostalgie et révolution » (Ed. IMHO) au Dernier bar avant la fin du monde, 19 rue Victoria, près de la place du Châtelet, à Paris. 

Un rendez-vous incontournable pour les fantasticophiles qui ne manqueront pas de mettre les pieds dans le PIFFF.