Rebecca Ayoko, ex-égérie d'Yves Saint-Laurent, raconte son enfance battue

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 04/12/2012 à 17H30
Rebecca Ayoko, un destin hors-norme

Rebecca Ayoko, un destin hors-norme

© France2 / Culturebox

Ancienne top modèle et égérie du couturier Yves Saint-Laurent dans les années 80-90, Rebecca Ayoko raconte aujourd’hui son parcours hors-norme dans une autobiographie intitulée « Quand les étoiles deviennent noires - Des rues d'Abidjan aux podiums d'Yves Saint Laurent » (Editions Jean-Claude Gawsewitch). Invitée du 13h de France 2, elle revient sur une vie qui l’a conduite successivement de l’enfer au paradis.

https://videos.francetv.fr/video/NI_134655@Culture

 

Au sujet de cette autobiographie, Rebecca Aroyo dit ceci : « Mes mémoires sont comme une grossesse que je portais depuis des années. J’ai un jour dit à Jean-Claude Gawsewitch, je suis enceinte, il faut que j’accouche ». Sans aucun doute, la vie de Rebecca Ayoko pourrait faire l’objet d’un film tant elle a côtoyé le pire et le meilleur, la laideur comme l’absolue beauté, qu’elle soit physique ou morale. C’est peut-être tout cela que l’on voit dans ce regard si particulier, à la fois doux et triste.

 

Un visage qui a séduit les plus grands couturiers

Un visage qui a séduit les plus grands couturiers

© Editions Jean-Claude Gawsewitch

Enfant-esclave battue, exploitée, violée et mère à 13 ans, elle amorce sa remontée de l’enfer après son élection au titre de miss Côte d’Ivoire ce qui va lui permettre de signer des contrats publicitaires. Grâce à des amis togolais, Rebecca Ayoko part à Paris où elle arrive à l’été 1980 pour intégrer l'agence Glamour. Elle rencontre Yves Saint-Laurent quelques mois plus tard. Le coup de fondre est réciproque. Avec elle, il sera le premier couturier à faire défiler une mannequin noire sur les podiums, ouvrant ainsi la voie aux Katoucha, Naomi Campbell et autres Iman.

 

Mais la haute-couture est un monde difficile et le mannequinat « un métier où tout va très vite, on finit vite à la retraite. Lorsque les lumières sont éteintes, on se retrouve dans le noir total » explique Rebecca. Défilé, paillettes, jet-set, disgrâce, abandon, anonymat, restos du cœur. Rebecca Ayoko aura tout connu. Elle parle de tout cela sans amertume ni rancœur apparentes. Et toujours avec ce regard si particulier. On le savait pour les diamants mais les étoiles elles aussi sont éternelles…

« Quand les étoiles deviennent noires - Des rues d'Abidjan aux podiums d'Yves Saint Laurent » de Renecca Ayoko aux Editions Jean-Claude Gawsewitch - 288 pages - 19,90 euros