La philosophe Julia Kristeva nie avoir été membre des services secrets bulgares sous le pseudonyme de "Sabina"

Par @Culturebox
Publié le 29/03/2018 à 12H00
Julia Kristeva, Rome, 2010

Julia Kristeva, Rome, 2010

© TIZIANA FABI / AFP

La philosophe Julia Kristeva a nié mercredi avoir été membre des services de renseignement bulgares à l'époque communiste, dans une déclaration à L'Obs qui affirme avoir trouvé sa fiche d'agent secret.

Cette allégation n'est "pas seulement grotesque et fausse", mais "diffamatoire", a déclaré à l'hebdomadaire la philologue, psychanalyste et femme des lettres d'origine bulgare qui réside en France depuis un demi-siècle. "Quelqu'un veut me nuire", a-t-elle estimé.

Sous le nom de "Sabina" dans une fiche ressortie des archives

L'Obs a indiqué que cette fiche était ressortie des archives car Julia Kristeva avait cherché à travailler pour une revue bulgare, "Literaturen Vestnik" ("Le Journal littéraire"), ce qui l'a soumise à des vérifications obligatoires pour "tout journaliste né avant 1976".

Le magazine publie sur son site internet ce document, où est précisé qu'elle a été recrutée en juin 1971 sous le pseudonyme de "Sabina". Julia Kristeva avait immigré en France en 1966 pour ses études. Devenue française après son mariage avec l'écrivain Philippe Sollers, elle allait devenir une figure de la vie intellectuelle, signant une oeuvre abondante qui touche à la littérature, la psychanalyse, la linguistique et la sémiotique.