Moïse Kissous rachète Jungle!, les Simpson quittent Gallimard

Par @Culturebox
Mis à jour le 21/08/2013 à 14H03, publié le 21/08/2013 à 14H00
Les Simpson "Sur la Route!"

Les Simpson "Sur la Route!"

© Jungle !

L’éditeur français Jungle !, qui publie des BD tirées des séries télé comme "Les Simpson" ou "Scènes de ménage", quitte Gallimard après son rachat par Moïse Kissous, qui contrôlait déjà la moitié de son capital, ont annoncé mercredi les Echos.

Le bruit de cette cession courait depuis quelque temps et le président  fondateur et principal actionnaire du groupe Steinkis, Moïse Kissous, vient de  racheter les 50% qu'il ne détenait pas encore dans Jungle. Il  s'était  associé en 2003 avec Casterman (filiale de Flammarion, maison rachetée depuis par Gallimard) au sein d'une société commune à 50-50, précise le quotidien  économique.
 
Le montant de la cession n'a pas été révélé et Gallimard n'a pas souhaité  faire de commentaires.
 
Cinquante titres prévus chez Jungle! en 2014
Jungle! a réalisé un chiffre d'affaires net de 5,5 millions d'euros en 2012  et publiera en 2014 une cinquantaine de titres. Le groupe Steinkis s'est développé dans la bande dessinée adulte, enfant et l'édition de livres, visant  à la fois le grand public via des albums très commerciaux et un lectorat plus exigeant. Steinkis contrôle également 50% du capital des éditions Splash!. Au  total, Steinkis Groupe publiera 130 titres en 2014.
 
Soucieux de réduire son endettement, le PDG du troisième éditeur français,  Antoine Gallimard, se montre disposé à céder certains actifs, comme cette  participation dans Jungle!, expliquent les Echos.
 
Il envisagerait d'ouvrir le capital de Madrigall (le holding  familial qui contrôle l'ensemble des activités de son entreprise d'édition), à hauteur de 10%, avait révélé mi-août Le Figaro. Antoine Gallimard serait à la  recherche de 40 millions d'euros après l'acquisition de Flammarion pour 250  millions d'euros l'an dernier, dont un emprunt de 185 millions auprès des  banques. Déjà, en juillet 2012, le PDG avait indiqué "réfléchir à ouvrir le  capital de Madrigall à hauteur de 10% environ".