Jacques et René, les anti-héros de Christian Massiani se la jouent à Ajaccio

Par @Culturebox
Publié le 12/06/2018 à 13H57
Christian Massiani, l'auteur de "René et Jacques" exposé à la galerie Corsic'Art Design d'Ajaccio.

Christian Massiani, l'auteur de "René et Jacques" exposé à la galerie Corsic'Art Design d'Ajaccio.

© France 3 / Culturebox

Le dessinateur corse Christian Massiani expose ses œuvres jusqu’au 30 juin à la galerie Corsic’Art Design d’Ajaccio. Des planches de BD sur toile, des couleurs pétantes, un clin d’œil à la pop culture et à ses héros sauf qu’ici les personnages sont vantards, bêtes et méchants. Des losers qu’on adore détester.

Reportage : D. Leoni / S. Wolinsky / F. Guichard

https://videos.francetv.fr/video/NI_1250619@Culture

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la dernière exposition de la galerie Corsic’Art Design a du peps. Par ses couleurs d’abord : bleu, rouge, jaune pétard…des teintes primaires qui rappellent immanquablement les années 80 et la pop culture. Par son sujet ensuite : chaque toile raconte en quatre vignettes une aventure de René et Jacques, deux vauriens qui semblent à eux deux additionner tous les défauts de la terre.

Ces pieds nickelés peu sympathiques sont la création de Christian Massiani. Influencé par la culture punk et la liberté un peu révolutionnaire qu’elle a insufflée aux générations des années 60 à 80. C’est ainsi dans sa cave de manière presque clandestine que le dessinateur ajaccien a débuté la BD en fabriquant de petits fanzines qu’il vendait de la main à la main.
Originaire d'Ajaccio, Christian Massiani a projeté ses personnages à l'époque napoléonienne.

Originaire d'Ajaccio, Christian Massiani a projeté ses personnages à l'époque napoléonienne.

© France 3 / Culturebox
 
Un côté artisanal et rebelle que Christian Massiani a conservé. Ses personnages, directement inspirés des créatures qui peuplaient dans les années 80 le mythique magazine L’écho des savanes, sont un reflet peu flatteur de notre monde. Un monde dans lequel l’individualisme et les apparences prévalent. Il y a un peu de René et Jacques dans chacun d’entre nous. A nous de savoir en rire.