Angoulême 2018 : un enjeu pour "Les enfants Rouges", éditeur indépendant de Nice

Publié le 26/01/2018 à 10H27
Etude sur "Virginia Hill, journal d'une affranchie", Ed. Les Enfants Rouges

Etude sur "Virginia Hill, journal d'une affranchie", Ed. Les Enfants Rouges

© Editions Les Enfants Rouges / capture d'écran France 3

Le Festival International de la bande dessinée d'Angoulême se déroule jusqu'au 28 janvier. Un rendez-vous incontournable pour ceux qui travaillent dans le milieu de la BD. C'est le cas de l'éditeur indépendant "Les Enfants Rouges", basé à Nice. Plusieurs auteurs seront présents pour des dédicaces. L'occasion aussi de présenter "Virginia Hill, journal d'une affranchie", qui paraît le 15 février.

A Nice, une poignée d'auteurs seulement vit de son art. Un microcosme dynamique, porté par une maison d'édition indépendante "Les Enfants Rouges", créée en 2006. 

Reportage : France 3 Nice / D. Gerner / Y. Fournigault / P. Pauron

https://videos.francetv.fr/video/NI_1171885@Culture

Présenter une bande dessinée à Angoulême, c'est comme montrer un long métrage à Cannes... tout peut arriver. C'est en tout cas l'endroit, où durant quelques jours, se croisent tous ceux qui comptent dans le 9e art. La rencontre avec le public est importante aussi. Nathalie Meulemans, fondatrice de la maison d'édition indépendante "Les Enfants Rouges", le sait. "C'est l'occasion de revoir les auteurs. De présenter de nouveaux projets et de rencontrer le public et les autres éditeurs. On passe de bons moments, même si c'est intense". Cette année, c'est la bande dessinée "Virginia Hills, journal d'une affranchie", de Mkdeville et Christophe Girard, qui est présentée. L'histoire de "la reine des truands", figure du crime organisé américain dans les années 30. 

Nice, une petite bulle préservée pour les auteurs

D'autres auteurs sont basés à Nice et arrivent à vivre de leur métier. C'est le cas de Julie Ricossé, installée sur la Côte d'Azur depuis 10 ans. Elle termine un album sur la guerre en Yougoslavie, sur lequel elle travaille depuis deux ans. "Je suis contente d'être à Nice", explique-t-elle, "car cela me permet de rencontrer plein de gens qui ont un regard différent sur la vie, et ça m'apporte beaucoup pour enrichir mon travail". Un petit milieu niçois qui aime se retrouver, comme le confirme auteur italien Luca Erbetta, installé ici depuis 4 ans. "On est content de se retrouver, de pouvoir discuter de travail, de nos envies et même de choses techniques. On se donne des conseils sur les papiers, les couleurs..."