Tamagotchi : 5 raisons de ne pas replonger

Tamagotchi revient en format mini dans une édition limitée.

Le jouet de la marque Bandai, star des cours de récré dans les années 1990-2000, fait son grand retour dans les magasins ce mercredi 25 octobre. Le Bento vous donne cinq raisons de ne pas craquer.

 

Tamagotchi est un jouet électronique en forme d'œuf. Il consiste à s'occuper d'une bestiole virtuelle qu'il faut nourrir, soigner, nettoyer. Sorti pour la première fois en 1996, il a déchaîné les passions des enfants jusqu'au début des années 2000 (jusqu'à avoir son propre film). Pour fêter les vingt ans de la licence, le constructeur Bandai a décidé de ressortir une édition limitée à 8500 exemplaires dans les magasins JouéClub. Voici cinq raisons de ne pas courir s'en procurer un.

Raison 1 : Vous risquez de vous en lasser très vite...

 

Toilettes, manger, dormir. C'est à peu près l'essentiel des activités quotidiennes du Tamagotchi. Certes, depuis la version 2004, la bestiole peut faire coucou à celles de vos amis grâce à la connexion infrarouge. Et depuis la l'édition de 2005, Tamagotchi peut gagner de l'argent en jouant et le dépenser dans une boutique virtuelle.

Gagner des sous juste en jouant ? Sympa la vie de Tamagotchi...

Le Bento vous met au défi de ne pas décrocher avant d'avoir ramassé au moins cinquante fois les déjections de votre compagnon virtuel. À quand une version où Tamagotchi apprend la propreté en grandissant ?

Raison 2 : Un jeu bien déprimant

 

Des couleurs chatoyantes, des bouilles d'extra-terrestre mignonnes, des bruitages qui ressemblent à des piaillements de poussin... Détrompez-vous, Tamagotchi n'a aucun lien de parenté avec les Bisounours.

Rose bonbon, jaune poussin et bleu outremer : au moins, aucun risque de le perdre. (Photo : Tomasz Sienicki, Creative Commons)

Rose bonbon, jaune poussin et bleu outremer : au moins, aucun risque de le perdre. (Photo : Tomasz Sienicki, Creative Commons)

D'abord, Tamagotchi n'est jamais content. Vous aurez beau le nettoyer, jouer avec lui, le connecter à tous vos amis, il trouvera toujours une raison de râler. En même temps, on le comprend : vivre en permanence dans un espace pas plus grand que le pouce, seul et à la merci de son propriétaire... Il y a de quoi faire la tête.

Quand tu apprends que tu vas passer ta vie dans un œuf

Comme si cela ne suffisait pas, Tamagotchi a aussi une santé fragile : il est ainsi fréquent de retrouver son animal virtuel mort et devoir recommencer l'élevage à zéro.

Raison 3 : Un œuf pour le prix d'une salade César

 

L'édition limitée du Tamagotchi 2017 coûte 14,99 euros. Pour ce prix-là, on peut s'acheter, au choix, une salade César, dix-huit baguettes de pain, un bon livre, quinze kilos de pâtes, une soixantaine d'œufs (des vrais), une dizaine de camemberts, une trentaine de paires de chaussettes... Non, vraiment, à 14,99 euros, on trouve de très bon jeux vidéo, et en couleurs s'il vous plait.

Finalement, Tamagotchi, c'est un peu Mario Land... sans les plateformes.

Finalement, Tamagotchi, c'est un peu Mario sur Gameboy... sans les plateformes. (Capture d'écran)

Raison 4 : Un jouet pas très écolo

 

Du plastique, emballé dans du plastique, emballé dans du carton, avec la notice en dix mille langues, le tout abritant de l'électronique. Oui, l'électronique, celle qui demande des métaux rares dont les ressources mondiales s'amenuisent. Tout ça pour nettoyer les crottes d'un alien virtuel ? Sinon, pour s'amuser, on peut aussi faire une balade en forêt, et c'est gratuit.

 

Raison 5 : Il va vous rendre fou

 

Si le Tamagotchi peut être aussi addictif qu'un smartphone, c'est avant tout à cause du stress qu'il génère. La petite bête demande une attention presque constante. Quelques heures d'inattention et elle meurt, parce que vous n'avez pas nettoyé sa litière, parce que vous avez oublié de la nourrir, parce que vous n'avez pas assez joué avec... Alors on vérifie l'écran du petit œuf toutes les cinq minutes, nettoyant frénétiquement les "cadeaux" parfumés du Tamagotchi, angoissé à l'idée de le voir partir au ciel... Un vrai travail à plein temps.

D'ailleurs, le communiqué de presse de Bandai ne s'en cache pas : "Le Tamagotchi est de retour, plus trendy et addictif que jamais", "Tamagotchi Chibi a besoin d'une attention de tous les instants [...] : il éclot, mange, dort et fait ses besoins quelle que soit l'heure de la journée." Le jouet est ré-édité dans une version encore plus compacte que les précédentes : mini taille, maxi tracas.

Sarah Touzeau