Tekken 7 : le dernier épisode d'une saga mythique

Par @Culturebox
Mis à jour le 05/10/2017 à 11H12, publié le 03/07/2017 à 11H38
Une héroïne de Tekken 7

Une héroïne de Tekken 7

© Bandaï Namco

Tekken est un jeu dit de "baston" où deux joueurs s'affrontent à coups de pied, de poing, mais aussi d'épée, de tronçonneuse ou de poissons frais. Née en 1994, la série a écoulé plus de 20 millions d'exemplaires dans le monde. Huit ans après le dernier épisode, Tekken 7 sort sur console. Il est temps de reprendre des ampoules aux pouces et d’envoyer vos adversaires s’écraser sur le tatami.

Ce qui frappe d’emblée dans ce nouveau Tekken c’est le coté fun. On est ici pour s’amuser et rassembler les joueurs quel que soit leur niveau. Les novices, épileptiques digitaux qui appuient frénétiquement sur tous les boutons en espérant qu’il se passe quelque chose pourront rivaliser avec les experts convaincus que seul un entraînement régulier aux enchaînements les plus dévastateurs ouvre les portes de la victoire.

Coté personnages, le choix est assez vaste et il est facile de trouver un héros adapté à sa technique: De la midinette pulpeuse au golgoth bodybuildé, on dénombre pas moins d’une trentaine d’humanoïdes variés. Si vous êtes un défenseur de la cause animale vous pourrez également vous faire plaisir en massacrant vos contemporains avec un ours belliqueux ou un panda adepte du Kung Fu.

L'histoire de la dynastie Mishima

Mais derrière ce déchaînement pugilistique, il y a aussi une longue histoire créée par Katsuhiro Harada qui raconte les déchirements d’une famille en lutte pour le contrôle d’une multinationale. 23 ans après leur première dispute, Mishima père et fils n’ont toujours pas fini d’en découdre et continuent de dévaster le monde pour régler leur petit différend. La fin semble proche et l’épilogue de la saga ancestrale devrait récompenser les valeureux acharnés qui parviendront au terme du jeu.
 

Ceux qui ont tendance à piquer du nez devant le récit, un peu long, des déboires familiaux des Mishima pourront se contenter des superbes cinématiques, ces extraits vidéos qui résument l'essentiel de l'histoire. Les enchaînements entre ces dernières et les combats sont fluides et il n’est pas rare de se prendre quelques "mandales" avant de réagir tant la surprise est grande de voir que l’on est passé si vite de simple spectateur à combattant en danger.

Street Fighter s'invite

Les inconditionnels du genre seront heureux de retrouver les héros habituels Jin, Nina, Law ou King mais aussi des nouveaux dont un invité spécial. Katsuhiro Harada a demandé aux fans de la série quel personnage ils souhaitaient voir intégrer le jeu. Ces derniers ont plébiscité Akuma, un guerrier mi-homme, mi-démon hérité de Street Fighter, le grand rival de Tekken. Il arrive avec une jouabilité spécifique proche de celle que les joueurs lui connaissent. Les virtuoses des Hadoken et autres boules de feu ne seront donc pas déroutés et pourront faire parler leur talent.

Des ralentis façon Matrix

Ce nouveau titre reste accessible au plus grand nombre mais le maîtriser totalement demandera un effort conséquent et seuls les joueurs les plus intransigeants pourront espérer y parvenir. Sachez-le, nul n’est à l’abri dans l’arène de Tekken. Un nouveau mode baptisé "Power Crush" permet d’encaisser des coups sans vaciller et de lancer des contre-attaques. Difficile à maitriser, cette technique brise les enchainements de coups meurtriers jusqu’ici impossible à arrêter. L’objectif est de rendre les combats imprévisibles et les retournements de situations fréquents.

Car l’autre facette de Tekken 7 c’est la compétition. Dorénavant, vous pouvez vous-même créer un tournoi online, inviter vos amis et les regarder combattre. Pour soigner le spectacle, de légers ralentis "à la Matrix" viennent conclure les coups fatals : effet garanti sur le public ! Objectif affiché de Tekken 7 : se rendre plus présent sur la scène e-sport des jeux de combats. Pas sûr cependant que ces quelques nouveautés suffisent pour détrôner Smash Bros et Street Fighter dans les compétitions internationales.