Les vacances sont finies: "Carpe Diem!" Les carnets d'ailleurs de Marco & Paula, "Nomad's land" #172

Publié le 12/09/2018 à 16H39
L’aile Est de la National Gallery of Art. Une œuvre signée I. M. Pei. 

L’aile Est de la National Gallery of Art. Une œuvre signée I. M. Pei. 

© Marco

Les nomades sont revenus des Amériques à la fin de l’été, comme des vacanciers lambda. Puis, nouveaux mouvements : Paula est partie au Tchad, et Marco à l’Ouest…

S'amuser à la galerie ...

Nous étions donc à Washington ce mois d’août; nous y avons revu des amis – trop brièvement et avec un pincement au cœur, en pensant au temps qui passe – et j’ai fait mon pèlerinage habituel: je suis allé à la National Gallery of Art admirer une nouvelle fois ce que je considère comme le plus beau bâtiment moderne du monde: l’aile Est du musée, consacrée à l’art moderne. Je lui trouve des airs de familiarité avec les tableaux de Giorgio di Chirico. Et je l’ai encore une fois prise en photo, ce qui me permettra de la contempler à loisir sur mon téléphone, même fort loin de la capitale américaine.
Giorgio de Chirico Le mauvais génie d'un roi

Giorgio de Chirico Le mauvais génie d'un roi

En atterrissant à Paris nous aurions pu nous dire  “Nous voilà revenus de vacances“ – comme tous les millions de chanceux qui sont rentrés chez eux après être allés se changer les idées dans des endroits plus ensoleillés, plus hauts, plus exotiques, plus sableux, plus culturels, etc. Après tout, nous venons de passer un mois à Washington et ses environs à essayer de ne pas trop en faire, comme il se doit pendant les vacances. Seulement, nous ne sommes rentrés nulle part. Nous ne faisons que poursuivre notre périple, au gré des saisons et des contrats.

Les malles de Paula ...

En réalité, il y a tout de même un endroit où nous sommes revenus: dans notre garde meuble de Gonesse, fort pratique car à seulement une encablure de l’aéroport. Nous y entassons malles et valises, dans lesquelles se trouvent notre barda de nomade (ce n’est rien de nouveau: j’ai lu dans un ouvrage sur le désert algérien que certaines tribus nomades gardaient parfois des fortins pour y entasser des réserves). Nous y sommes passés avant de partir aux États-Unis, nous y sommes repassés en revenant des États-Unis, et hier nous y avons passé quelques heures pour préparer les malles de Paula.
 
Destination Afrique. Paula a accepté une mission d’un an au Tchad, pour superviser depuis N’Djamena des projets dans le sud du pays. Elle a négocié que je puisse l’y accompagner, avec l’idée que ce serait une bonne base d’où partir pour des missions de quelques semaines dans d’autres pays d’Afrique. Et une bonne manière de ne pas passer un an de vie commune sur Skype (que nous détestons), Face Time ou WhatsApp.
Barda de nomades ...

Barda de nomades ...

© Marco
Mais je ne vais pas rejoindre Paula immédiatement.

Ménager le chameau ...

Pour le moment, je suis à l’Ouest. Le stress de mon opération de la colonne vertébrale et du mois de rééducation intensive qui l'a suivi s’est révélé être la proverbiale paille qui finalement casse le dos du chameau, et mon médecin de Washington m’a envoyé au vert: deux à trois mois de repos complet pour récupérer du stress accumulé au cours des dernières années. Donc pas question d’aller au Tchad immédiatement, où quelques méchantes infections alliées au stress du voyage et la chaleur brutale pourraient avoir le dessus sur un système immunitaire affaibli, et avoir raison du chameau.
 
Me voilà donc obligé de ne point trop en faire, sinon dormir, me promener, changer de régime, et prendre la vie comme elle vient.
 
Carpe diem!
 
Cela sonne comme une fin d’histoire? (…à suivre).

 Tout Nomad's land
 
 La page facebook desmotsdeminuit.fr Abonnez-vous pour être alerté de toutes les nouvelles publications.