Le latino Bernard Lavilliers : le poivre et sel de poil et de discours, "mot à mot" biarrot...

Par @Culturebox
Mis à jour le 29/09/2017 à 13H47, publié le 23/10/2015 à 10H32

https://videos.francetv.fr/video/NI_531968@Culture

Oui, le "poivre et sel" lui va bien. Dans la tranquillité de son âge, le chanteur, auteur, compositeur Bernard Lavilliers, adepte des "retraites" en Amérique latine reste sur cet à-vif qui fait les engagements ou le sang d'une chanson. Membre du jury du festival de Biarritz 2015, il répond à ce "mot à mot". De Hugo Chavez à l'esthétique d'un soulier, du métisse au métèque : l'aigu d'un regard.

Quand on aura dit le regard bleu, l'anneau d'or et d'oreille, une carrure démentie par une pudeur à bas bruit, son respect de la mer, son rapport aux femmes et au féminisme. Quand on aura évoqué des fragilités d'adolescence; quatre enfants; des séjours à Managua, Saigon, Kingston, Beyrouth ou Biarritz; une fréquentation réelle ou supposée des bars sombres à confidences; ses métiers de tourneur, chauffeur, marin peut-être, boxeur bien-sûr. Quand on aura supposé une méfiance paradoxale du show-bizz; un côté poète ou "grande gueule" -c'est selon!- un besoin de fuir -est-ce le bon mot?- outre atlantique ou méditerranée; un total respect de Léo Férré; une fascination possible pour les barjots ou les anars; des références qui s'appelleraient Maïakovski ou Borgès, Baudelaire ou Aragon. 
Cela dit, on n'aura approché qu'un fantasme de fan et on sera passé à côté d'une vie plurielle de musique et de chansons

C'est à Biarritz que nous le rencontrons à l'occasion du festival biarritz amérique latine, cinéma et culture pour ce mot à mot, tentative d'approche d'une singularité et d'un voyageur ...  
          
Biarritz, septembre 2015.

Biarritz, septembre 2015.

© Benjamin Hoffman
Lavilliers en son site... 


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