La musicienne Ophélie Gaillard fait sonner à nouveau son merveilleux violoncelle

Mis à jour le 20/03/2018 à 22H39, publié le 17/03/2018 à 16H52
Ophélie Gaillard

Ophélie Gaillard

© culturebox

Le temps du fait divers est clos. Le violoncelle a retrouvé les bras d’Ophélie Gaillard et la musique peut redevenir le principal sujet d’intérêt des mélomanes. Parlons-en. Elle vient d'enregistrer le "Don Quichotte" de Richard Strauss, un morceau de bravoure et un chef d'oeuvre, où son sens du phrasé et sa sonorité profonde font merveille. Elle nous a reçus chez elle. Plein soleil.

Depuis qu’un jour de son enfance, lors d’un concert du génial violoncelliste Paul Tortelier, elle reçut le son du maestro en plein dans l’âme, Ophélie Gaillard aime d’une brûlante passion son instrument et l’immense répertoire qui lui est propre. Et cela s'entend, cette voracité joyeuse. L’appétit de rencontres et de découvertes, voilà pour le carburant! La curiosité des musiques au-delà des étiquettes, voilà pour le passeport! Quant à son âme, elle s’exprime avec fidélité et justesse dans l’expression généreuse d’un son unique, profond, chantant, et chaud. Le son, c'est l'âme des musiciens et leur psyché dévoilées en musique.

Parlons fait divers, pour au moins nous en débarrasser plus vite.
Il y a moins d’un mois, Ophélie Gaillard fut, suite à un vol, amputée de son instrument. Violence d’un déchirement indicible. On connaît la fin de cette histoire, avec cette intervention heureuse des dieux de la musique, Euterpe et Apollon. Qu’ils en soient remerciés, ils n’ont pas chômé ! Le précieux instrument fut retrouvé, trois jours plus tard dans des circonstances oniriques et heureuses. Tournons la page! Occupons-nous de musique maintenant. Le tintamarre médiatique lié à cette affaire n’a fait que trop de bruit. On a beaucoup trop parlé de l’instrument, parlons donc de l’instrumentiste.Ou plutôt écoutons-la, avec ce beau cadeau qu’elle nous fait dans la lumière de son salon: Bourrées de la suite numéro 3 extraite des suites pour violoncelle seul du grand Bach.

https://videos.francetv.fr/video/NI_1204259@Culture

Paroles de musicienne

Ophélie Gaillard vient d’enregistrer cet "Himalaya" de la littérature du violoncelle qu’est le Don Quichotte de Richard Strauss. Quand on connaît la vénération que porte cette violoncelliste au grand Paul Tortelier, et que l’on sait que cet artiste joua cette oeuvre avec Strauss en personne à la baguette, il y aurait de quoi être impressionnée. Mais Ophélie Gaillard semble n’avoir jamais peur, comme si la puissance de sa curiosité et son sens instinctif du plaisir, abattaient devant elle toute les barrières, aussi hautes soient-elles. Qu’elle parcoure les espaces de la musique baroque ou ceux de ce poème symphonique, la clarté profonde de sa sonorité, son chant et la précision de sa virtuosité font merveille. Elle nous parle de la musique comme "un état de bonheur, jubilatoire", on voit sur son sourire qu’elle dit vrai. Et son plaisir est contagieux jusqu’à l’âme. Une fois de plus.

https://videos.francetv.fr/video/NI_1204275@Culture


Accès à la discothèque DMDM
 page facebook desmotsdeminuit.fr Abonnez-vous pour être alerté de toutes les nouvelles publications.