VIDEO. "Duchemin de traverse" #7. Violences conjugales: haines à morts

Philippe Lefait
Par @desmotsdeminuit
Mis à jour le 17/08/2016 à 16H09, publié le 16/08/2016 à 10H00

https://videos.francetv.fr/video/NI_779361@Culture

"Duchemin de Traverse" (DDT) est le feuilleton graphique de l'été sur DMDM... Il dit en couleur, en jouant et en distordant les mots une humeur caustique du moment -dit brutalement: "un coup de gueule"- inspirée par l'actualité. Bref, un point de vue vidéo et citoyen, un questionnement, une réaction, une distance posés face à des temps incertains.

En France, une femme sur trois est victime de violences conjugales. Seules 16 victimes sur 100 portent plainte.
L'auteur de DDT dit ses exaspérations, ses interrogations, ses stupéfactions. Il réagit à un chiffre, une phrase, une image, livre sa part de vérité pour faire savoir, donner l'envie de partager, susciter des commentaires et des avis. Son but: ne pas être seul à s'étonner ou à s'indigner.
DDT 7 2 © Nostromo
Sources:
- Le rappport annuel du Ministère des Familles, de l'Enfance et du Droit des femmes
- La prévention gouvernementale
- Libération
- Planétoscope
- Insee
- Sur France télévisions, une solidarité active...
- Le cas Jacqueline Sauvage
DDT #7 3 © Nostromo
Ce que dit la loi
"Les violences conjugales sont considérées comme un délit quelle que soit l'ITT pénale (incapacité totale de travail) ou un crime en cas d'homicide, de viol, d'actes de torture ou de barbarie. La Loi n° 92.683 du 22 juillet 1992 portant réforme des dispositions du Code Pénal mentionne expressément que la qualité de conjoint de la victime constitue une circonstance aggravante de l'infraction commise. Il en ressort que même s'ils n'ont entraîné aucune incapacité totale de travail (ITT), ces faits de violence sont constitutifs d'un délit, donc passibles du Tribunal Correctionnel. Et depuis la loi du 4 avril 2004 cette circonstance aggravante est élargie aux concubins, "pacsés" et anciens conjoints. Elle est applicable en cas de meurtre ce qui porte la peine encourue à la réclusion à perpétuité au lieu de 30 ans ; d’autre part la proposition stipule que la qualité de conjoint ou de concubin « ne saurait être une cause d’atténuation de la responsabilité en cas de viol au sein du couple », disposition rarement appliquée…" ©Mémoire traumatique et victimologie

La série DDT sur desmotsdeminuit... 

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