Gala des 300 ans de l'école de danse de l'Opéra : déjà si professionnels !

Par @sophiejouve1 Rédactrice en chef adjointe de Culturebox, responsable de la rubrique Théâtre-Danse
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 15/04/2013 à 13H30
Les Etoiles, 1ers Danseurs , corps de ballet et les élèves de l'Ecole de Danse

Les Etoiles, 1ers Danseurs , corps de ballet et les élèves de l'Ecole de Danse

© Agathe Poupeney / Opéra national de Paris

Jour de répétition Générale pour l’école de danse de l’Opéra de Paris qui fête son tricentenaire. A cette occasion, un gala exigeant est proposé le 15 avril. Il met en lumière le style français et le professionnalisme de tous jeunes danseurs de l’école, située à Nanterre.

La soirée ouvre sur une création « D’Ores et déjà », associant Nicolas Paul, chorégraphe contemporain et sujet du Ballet de l’Opéra, et Béatrice Massin, grande spécialiste de la danse baroque.
 
Au milieu du plateau, un immense cadre doré, suggère la notion de temps. Un groupe de 16 garçons joue avec ce cadre, devant, derrière, entre passé et présent. Sur la musique des Indes galantes de Rameau, le ballet mélange les styles comme le veut la formation des chorégraphes.
 
On se laisse emporter par cette joie de danser, ce jeu avec l’espace. Et quand la musique de Rameau finit par être obsédante, un solo silencieux du jeune Valentin (l’école de danse ne communique pas le nom des élèves) nous ravi.
 
« La Nuit de Walpurgis », le ballet de l’Opéra "Faust" de Gounod est à l’opposé, un hymne à la ballerine et à la féminité. L’expression « jeune fille en fleur », n’a jamais trouvé aussi belle illustration.

Claude Bessy, l’ancienne directrice de l’école de danse, en est la chorégraphe (d’après la version de Léo Staats). La revoir en coulisse, le chignon toujours impeccable, prouve combien la transmission n’est pas un vain mot à l’Opéra. 

Dans les coulisses du spectacle et de l'école de danse : D.Poncet, M.Savineau, N.Berthier, A.Rezkalla, D.Vasy

https://videos.francetv.fr/video/NI_145231@Culture

Surprise que cet « Aunis » de Jacques Garnier, dansé pour la première fois par l’école de danse. Accompagnés par  deux accordéonistes, 3 danseurs en pantalon à bretelles, remontent aux sources du folklore vendéen, mixé à la danse contemporaine d’un Merce Cunningham. Une très jolie pièce qui mériterait un peu plus de gouaille et de panache. Mais c’est un ballet qu’on aimerait retrouver dans un spectacle du corps de ballet.
 
Curieusement c’est la création de Pierre Lacotte « Célébration », interprétée notamment par les étoiles Ludmila Pagliero et Mathieu Ganio, qui est la moins convaincante. Très technique, un peu démodée, alourdie par les costumes d’Agnès Letestu, que l’on a connue beaucoup plus inspirée.
 
La soirée s’achève en apothéose avec « Péchés de jeunesse », un bel hommage à cette école française nourrit de multiples influences, chorégraphié par Jean-Guillaume Bart à ses débuts. La rapidité du travail du bas de jambes, les épaulements, les difficultés techniques balayées démontrent déjà un grand professionnalisme de ces jeunes danseurs.

Coup de chapeau au jeune Antoine, un lutin dansant qui a remporté tous les suffrages et à Elisabeth Platel pour si brillamment assumer la formation de ces danseurs, après l’ère de la grande Claude Bessy.


Gala du Tricentenaire de l’Ecole de danse  
15 avril 2013
Palais Garnier, Paris IXe

Retransmission sur Arte le 28 avril à 20h45

Le même programme, à l'exception du défilé sera donné une deuxième fois à Versailles, à l'Opéra Royal le 25 avril.
Renseignements : 08 92 89 90 90


Suite des festivités
Les 17 et 18 avril, deux spectacles de l'école de danse.  
Un "gala des écoles du XXIe siècle" invite le 20 avril à Garnier des enfants du Bolchoï, de la Scala, des écoles canadienne et danoise et de la Royal Ballet School anglaise, sans oublier Stuttgart et Hambourg.
Une exposition retracera l'histoire de l'Ecole française de danse de juin à août, au Palais Garnier.