Danser le flamenco avec des crampons de foot à la biennale de Chaillot

Par @Culturebox
Mis à jour le 14/11/2017 à 15H10, publié le 14/11/2017 à 15H09
Le danseur originaire de Séville Andrès Marin a présenté à la Biennale de Chaillot une nouvelle manière de danser le flamenco avec son "D. Quixote" 

Le danseur originaire de Séville Andrès Marin a présenté à la Biennale de Chaillot une nouvelle manière de danser le flamenco avec son "D. Quixote" 

© Benjamin Mengelle

La troisième Biennale d'Art Flamenco de Chaillot propose jusqu'au 25 novembre 2017 tous les visages de cette danse traditionnelle andalouse. Au programme, neuf spectacles originaux et contemporains qui n'hésitent pas à démonter les codes de l'institution, à l'image d'Andres Marín qui chausse les crampons de foot et enfile les gants de boxe dans son "D. Quixote".

Durant trois semaines (7-25 novembre) la troisième Biennale des arts flamenco bat son plein au théâtre de Chaillot. Une programmation audacieuse qui ose transgresser les codes de la danse andalouse. Avec "D. Quixote", Andres Marín chausse les gants de boxe et les crampons de foot et donne une interprétation très musclée du personnage mythique de Cervantes.

Reportage : J. Serra / P. Quiers / G. Bezou / M. Chekkoumy / P. Guennegan / M. Bué / E. Dubos

Référence incontournable dans le monde du flamenco, Andres Marín connait cette danse sur le bout des doigts. Son approche n'a cessé d'évoluer et sa pratique est aujourd’hui considérée comme l’une des plus novatrices du flamenco. Son style extrêmement personnel allie une esthétique résolument contemporaine avec l'héritage de la tradition.

C'est à partir d’idées originales et loin des stéréotypes qu'Andrés Marín donne naissance à "D.Quixote". L'affublant de gants de boxe et de crampons de foot, le chorégraphe réinvente un personnage hybride et charnel, sonore et provoquant.

Il faut dépasser les clichés : taureau, tortilla, flamenco

Andres Marin
D. Quixote Andres Marin photo © Benjamin Mengelle

Dans toutes les œuvres d’Andrés Marín, le risque et l’expérimentation se côtoient. Deux notions que l’artiste considère comme obligatoire pour que le flamenco se maintienne vivant. 

Le flamenco est à l'image de la société, il n'a cessé d'évoluer, tout le reste c'est du cliché


La Biennale de Chaillot se poursuit jusqu'au 25 novembre avec les plus grandes figures du genre. Rafaela Carrasco les 14 et 15 novembre, David Coria, Ana Morales les 15 et 16 novembre, Rocío Molina et Rosario La Tremendita le 18 novembre et Patrice Thibaud du 18 au 25 novembre.