Ángel Muñoz électrise le festival de Flamenco de Nîmes

Par @Culturebox
Mis à jour le 17/01/2018 à 19H16, publié le 17/01/2018 à 19H04
Le danseur Ángel Muñoz au festival de Nîmes Flamenco avec son nouveau spectacle "Claroscuro"

Le danseur Ángel Muñoz au festival de Nîmes Flamenco avec son nouveau spectacle "Claroscuro"

© France 3 / Culturebox

C'est un moment d'intense beauté que le public de festival Flamenco de Nîmes a pu savourer avec Ángel Muñoz. Accompagné de sa formation musicale, le danseur espagnol présentait "Claroscuro". Porté par un mélange de flamenco pur et de musique électronique, le show était brûlant et intense.

Ángel Muñoz, danseur puissant et classique a embrasé le théâtre de Nîmes et le festival de flamenco avec son nouveau spectacle "Claroscuro". Un clair-obscur qui oscille des lueurs d’aube au crépuscule, de la violence à la douceur, du traditionnel au contemporain.

Reportage : P. Pidoux / J. Sanna / S. Vanni / S. Huc

https://videos.francetv.fr/video/NI_1165223@Culture

"Claroscuro" est écrit comme un dialogue entre la musique et la danse dans lequel les trois musiciens donnent la réplique au danseur à la fougue impétueuse. Avec ce nouveau spectacle, Ángel Muñoz, fusionne les univers et tente d'apporter un peu de lumière dans la pénombre. "Il s'agit d'un jeu avec le public, en lui montrant que ces jeux de lumières ne sont peut-être que des leurres", explique le danseur-chorégraphe. 
claroscuro © France 3 / Culturebox
Le quatuor joue une succession de tableaux qui instaurent à chaque fois une ambiance unique. Le chanteur et guitariste Miguel Ortega porte haut le flamenco pur, Diego Villegas, jeune prodige des instruments à vent, se glisse vers le jazz, et Daniel Muñoz, son homonyme, est le sorcier du groupe électronique Artomático. "Il n'y avait pas un besoin de moderniser le chant, mais il fallait apporter de nouveaux sons et de nouvelles sonorités à ce flamenco qui existait déjà", rapporte le musicien Daniel Muñoz.
 
Angel Muñoz Claroscuro © France 3 / Culturebox
Le festival de Flamenco Nîmes se poursuit dans la cité gardoise jusqu'au 20 janvier. A suivre côté musique, Mari Peña qui perpétue la tradition des grandes voix féminines de la dynastie gitane, Luis Moneo et Antonio, deux grands chanteurs, deux générations, qui s’imposent partout avec éclat et vérité. Le chanteur David Carpio offre le 18 janvier un tour de chant accompagné à la contrebasse ou à la guitare. La très belle et explosive Fabiola Perez (dite Fabi) refermera l'édition 2018.