Sharon Fridman mêle danseurs amateurs et professionnels dans une "Chute Libre"

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/01/2016 à 15H50
"Chute Libre" de Sharon Friedman présenté en ouvertue du festival Danse Emoi de Limoges 

"Chute Libre" de Sharon Friedman présenté en ouvertue du festival Danse Emoi de Limoges 

© France 3 / Culturebox

Le chorégraphe israélien Sharon Fridman présentait en ouverture du festival Danse Emoi de Limoges"Chute libre", sa dernière invention. Une pièce qui mêle sur scène des professionnels de sa troupe et des danseurs amateurs de la ville où il passe.

Pour sa 18e édition, la biennale danse Emoi de Limoges a invité en ouverture du festival le chorégraphe Sharon Fridman. Il présente, "Chute libre", une chorégraphie qui joue sur l’étirement du temps et la dynamique de groupe et qui associe sur le plateau, une vingtaine de danseurs non professionnels de la région aux six danseurs professionnels de la compagnie. 

Reportage : Caroline Huet, Mathieu Degremont et Mary Bernhard  

https://videos.francetv.fr/video/NI_601437@Culture

Toucher l'intime

Elaboré pendant plusieurs jours dans le cadre d’un projet participatif,"Chute Libre" est une pièce sur le groupe, le nombre, la masse. Pour les danseurs amateurs qui ont répété aux cotés des interprètes de la compagnie, l'expérience de l'intime est unique. "On apprend beaucoup des uns des autres, on est obligé de lâcher prise et d'aller au delà des barrières du toucher et des sensations", raconte Anaïs Masneuf, graphiste.
Chute Libre amateurs © France 3 / Culturebox
Les danseurs professionnels sont également ravis de la spontanéité apportée par des danseurs volontaires. "On aime pas se trouver dans une facilité, danser avec des amateurs c'est mettre un danger en plus", explique Léonore Zurfluh, danseuse professionnelle

La danse comme une philosophie 

Installé avec sa compagnie à Madrid, Sharon Fridman voit ce work in progress comme une réflexion sur l'individu et la société. Depuis 2 ans,  il fait évoluer "Chute Libre" en fonction des lieux où il le joue. "Quand je viens dans une ville, c'est pour en retirer quelque chose mais aussi pour donner. Le but de ce type de projet c'est de partager une philosophie, un travail d'équipe", explique le chorégraphe. 

Le festival Danse Emoi se poursuit jusqu'au 11 février 2016 à Limoges