Les Ballets de Monte-Carlo revisitent quatre pièces des célèbres Ballets russes

Mis à jour le 12/02/2019 à 23H36, publié le 10/02/2019 à 17H41
Scène de l'Après-midi d'un Faune rebaptisée Aimai-je un rêve? par le chorégraphe Jeroen Verbruggen 

Scène de l'Après-midi d'un Faune rebaptisée Aimai-je un rêve? par le chorégraphe Jeroen Verbruggen 

© Capture d'image France 3/Culturebox

Les Ballets russes ressuscités sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées. 90 ans après leur dissolution, les ballets de Monte-Carlo remettent au goût du jour quatre œuvres emblématiques de la compagnie de Diaghilev. Un vibrant hommage à une troupe qui a révolutionné le monde de la danse.

En 1909, les Ballets russes subjuguaient le public parisien lors d'une toute première tournée internationale. Un siècle plus tard, les Ballets de Monte-Carlo proposent une relecture de "Daphnis et Chloé", du "Spectre de la Rose", de l’"Après-midi d’un Faune" et de "Petrouchka". Des créations qui ont marqué l’histoire des Ballets russes revues et corrigées par quatre chorégraphes contemporains.

Reportage : J. De Mareuil, N. Berthier, J-P. Bosch

https://videos.francetv.fr/video/NI_1359295@Culture

Troupe avant-gardiste

Les Ballets russes ont vu le jour en 1907. La troupe devient rapidement célèbre grâce à deux hommes : son fondateur, Serge de Diaghilev, et son danseur étoile, Vaslav Nijinski. Deux créateurs qui réussissent à faire de cette compagnie l’une des plus influentes de l’époque. Des musiques et des chorégraphies modernes, des décors d’une grande qualité donnent aux Ballet russes une dimension avant-gardiste. Et puis, les plus grands artistes de l’époque travaillent ensemble.

Il y avait une concentration rare de génie. Quand Stravinsky, Debussy, Ravel rencontre Fokine, Nijinski et les autres, c’est quand même un moment assez unique dans l’histoire de l’art.

Jean-Christophe Maillot, directeur des Ballets de Monte-Carlo

L'ombre de Nijinski

En 2009, les Ballets de Monte-Carlo avait déjà rendu hommage aux Ballets russes. Les quatre nouvelles pièces qui sont aujourd’hui à l’affiche font écho à la figure mythique de Nijinski, tout en étant ancrées dans le présent.

L’objectif de ces quatre oeuvres, c’est de montrer que la danse reste très vivante, que des chorégraphes d’aujourd’hui peuvent se souvenir de l’histoire sans être pour autant figés dans le passé.

Jean-Christophe Maillot, directeur des Ballets de Monte-Carlo
La compagnie des Ballets russes a tiré sa révérence en 1929, après vingt ans d'existence et une soixantaine de créations. Mais le génie de la troupe n'en finit pas de fasciner danseurs et chorégraphes du monde entier.