Le chorégraphe Akram Khan va faire danser 700 personnes devant l'Hôtel de Ville dimanche

Par Culturebox @Culturebox
Mis à jour le 08/09/2018 à 13H01, publié le 05/09/2018 à 19H43
Kadamati © Kois Miah / Kadamati Images

Ils seront 700 passionnés à se retrouver le 9 septembre sur le parvis de l'Hôtel de Ville, à Paris, pour transformer celui-ci en vaste salle de spectacle. Aux commandes, le danseur et chorégraphe britannique aux origines bangladaises Akram Khan.

Ils (et elles) sont danseurs amateurs ou même professionnels ont entre 14 et 70 ans, et proviennent d'environnements sociaux et culturels différents de la région parisienne. Répartis en groupes d'une trentaine de participants, ils ont répété entre 10 et 15 heures sous la supervision de sept "chefs de danse" et "d'ambassadeurs" du projet. Dans l'après-midi du 9 septembre, à partir de 15h, ils représenteront à trois reprises le spectacle Kadamati (terme signifiant "terre d'argile" en bengali), issu de l'esprit fertile du chorégraphe britannique Akram Khan.
Dans la droite ligne de la performance similaire présentée à Edimbourg le 22 août, le spectacle évoque les "énergies" de l'eau et de la terre, et promeut les liens entre les individus et les générations. Pour l'artiste, "l’idée d’avoir une multitude de corps, rassemblés dans deux endroits différents comme un rituel, reflète la beauté de ce que nous pouvons faire ensemble aujourd’hui". Fruit d'une coproduction du Théâtre de la Ville et du Théâtre du Châtelet, la performance transformera le parvis de l'Hôtel de Ville en véritable scène de danse.

Entre origines et désirs d'avenir

Côté chorégraphie, Akram Khan, véritable star internationale de la danse, n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il a déjà réalisé, en 2012, une des sections de la cérémonie d'ouverture des JO de Londres. Ses spectacles et représentations abordent fréquemment les enjeux historiques et sociaux, la question des identités multiples et la nécessité de créer du lien.

Les 7 et 8 septembre, le Théâtre des Abbesses présentera une autre oeuvre d'Akram Khan, "Chotto desh". Inspiré d'un spectacle solo créé en 2011 et baptisé "DESH", "Chotto Desh" narre le conte d'un jeune garçon qui rêvait de devenir danseur. Face à l'opposition de l'autorité paternelle, il puise autant dans les aspirations nées en Occident que dans l'imaginaire de ses origines bengalies. Une histoire de tension entre le poids du passé et le désir d'un avenir en somme, cruellement actuelle.