Biennale de la danse

du 14 au 30 septembre 2016

Joyeux défilé dansant à la Biennale de Lyon

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 14/09/2014 à 18H21
Groupe de danseurs dans le 10e défilé de la Biennale de Lyon (14 septembre 2014)

Groupe de danseurs dans le 10e défilé de la Biennale de Lyon (14 septembre 2014)

© Jean-Philippe Ksiazek / AFP

Une foule joyeuse s'est massée dimanche sur le parcours du 10e défilé de la Biennale de la danse, considéré comme la plus grande parade chorégraphiée d'Europe, en plein centre de Lyon.

Dans un déluge de couleurs et de sons, cette grande fête populaire, qui rassemble plus de 4.500 danseurs amateurs, s'est élancée vers 14 heures de la place des Terreaux où se dresse l'hôtel de ville, pour arriver devant la statue équestre de Louis XIV, place Bellecour, l'un des lieux emblématiques de la ville.
Reportage: Stéphanie Loeb et Olivier Bodson

https://videos.francetv.fr/video/NI_151933@Culture

Sur des airs de carnaval
Environ 300.000 personnes étaient attendues par l'organisation au fil du parcours long d'environ 1,3 kilomètre. Ouvert sur des airs de carnaval de Rio, le défilé, lancé pour la première fois en 1996, était composé de treize groupes de danseurs venus de toute l'agglomération lyonnaise et de la région Rhône-Alpes, mais également de Turin, en Italie, et Genève.

"C'est une aventure humaine formidable", a commenté à l'AFP Guy Darmet, fondateur de la Maison de la Danse à Lyon, de la Biennale et du défilé. Hommage à Charlie Chaplin, batucada endiablée, chars et personnages inspirés de l'univers féérique et merveilleux de "Peau d'Âne" de Jacques Demy, lanceurs de drapeaux, marionnettes géantes ont coloré ce défilé carnavalesque.
Parade de danseuses à Lyon

Parade de danseuses à Lyon

© Jean-Philippe Ksiazek / AFP
"C'est la vitrine de la Biennale", s'est réjouie auprès de l'AFP Marie-Line Letouche, 49 ans, une habituée du défilé auquel elle participe avec un groupe de quelque 500 danseurs venus de Vaulx-en-Velin, une commune de la banlieue lyonnaise réputée difficile, mais aussi de Vienne (Isère), Villefranche-sur-Saône (Rhône) et de Sainte-Foy-lès-Lyon situé dans le cossu ouest lyonnais.

Des communes très différentes réunies par la danse
"Vaulx et Sainte-Foy sont deux communes très éloignées géographiquement et socialement. Le fait qu'elles soient réunies en un seul et même groupe est très symbolique de la magie de la Biennale", selon Vérane, 50 ans, résidente de Sainte-Foy.

Habitante de Vaulx, Jeannine Chausserde enchaînait pour sa part son sixième défilé, dont elle était probablement, à 80 ans, la doyenne. "Je vais essayer de tenir le coup", s'est amusée cette retraitée pleine d'énergie.

L'arrivée de tous les groupes de danseurs, place Bellecour, devait se solder en fin d'après-midi par une "samba tarentelle" et un extrait du "Lac des Cygnes", célèbre ballet de Tchaïkovski, avec 40 danseurs sous la houlette de la chorégraphe sud-africaine Dada Masilo.