Jazz in Marciac : Stéphane Belmondo et Ibrahim Maalouf entre hommage et show

Par @Culturebox
Mis à jour le 03/08/2016 à 15H40, publié le 03/08/2016 à 15H38
Stéphane Belmondo sur la scène du chapiteau de Jazz in Marciac ce lundi 1 août. 

Stéphane Belmondo sur la scène du chapiteau de Jazz in Marciac ce lundi 1 août. 

© capture d'écran France 3 / Culturebox

Pour l’un, c’est un hommage à Chet Baker, pour l’autre la célébration de 10 ans de live. Stéphane Belmondo et Ibrahim Maalouf ont déchainé le public ce lundi sur la scène du chapiteau de Jazz in Marciac. Les deux trompettistes ont joués devant une salle archi-comble.

Ils sont tous les deux français, et partagent cet amour de la trompette. En première partie de la soirée c’est Stéphane Belmondo qui a créé l’émotion avec son hommage à Chet baker, le grand jazzman décédé tragiquement en 1988. Deux heures plus tard, c’était au tour d’Ibrahim Maalouf venu à Marciac fêter ses 10 ans de live.

Reportage : C. Sardain / J. Pigneux / E. Ducau / P. Barguisseau

https://videos.francetv.fr/video/NI_769805@Culture


Chet Baker comme héros


Dans les années 1980, Stéphane Belmondo, jouait au Palace de Paris. Un club de jazz désormais disparu. Un soir, c’est le jazzman Chet Baker qui vient l’écouter et qui lui propose de venir jouer avec lui sur la scène du New Morning. Un moment marquant dans la vie de Stéphane Belmondo puisque Chet Baker le présente au public comme le trompettiste le plus prometteur du continent européen. Une amitié musicale se crée entre les deux artistes qui échangent de nombreux bœufs lors des passages de Chet Baker à Paris. Mais le grand jazzman décède peu après en 1988 à Amsterdam. Sa mort marquera le trompettiste français qui décide de lui dédié un disque qu’il intitule : "Love for Chet".

"Chet a toujours été avec moi. Quand je l’ai rencontré j’avais à peine 18 ans, mais je l’écoutais déjà depuis mes 10 ans. Cette rencontre a été une première rencontre émotionnelle", confie-t-il. Sa prestation douce et mélancolique n’a pas manqué de submerger le public, qui l’a applaudi énergiquement.

10 ans de live… ça se fête


Après la longue plainte musicale de Stéphane Belmondo, Ibrahim Maalouf a fait le show de la soirée avec ses compositions aux multiples couleurs. Ce franco-libanais né à Beyrouth est révélé au grand public en 2010 lors du festival de Juans-les-Pins où il reçoit la Victoire de la révélation instrumentale de l’année.
Trompettiste et pianiste de formation, Ibrahim Maalouf fait partie de ses artistes world music, qui composent et interprètent des musiques de genres différents. Jazz, funk, rock et musique arabe, tout se mélange et s’échange avec son public. "Ma recherche musicale, où qu'elle m'emmene, c'est une grande improvisation. Je ne calcule rien. Mais ce que je sais c'est que je suis en train d'inventer des choses qui me font du bien et qui me relient au monde". En fin de spectacle, le neveu de l'écrivain Amin Maalouf fête ses 10 ans de live dignement. En effet, sur scène ce sont les élèves du collège Marciac issus de la classe Jazz qui  sont invités à l’accompagner. 

Le lendemain, le festival a continué avec les guitares de John Scofield, ancien compagnon de route de Miles David et de John McLaughlin, considéré comme l'un des plus influents guitaristes de l'histoire du jazz.