Festival Summerlied, quand le dialecte alsacien se transmet en chanson

Par @Culturebox
Mis à jour le 15/08/2016 à 16H20, publié le 15/08/2016 à 15H59
La chanteuse et musicienne Léopoldine HH en concert le 13 août à Summerlied

La chanteuse et musicienne Léopoldine HH en concert le 13 août à Summerlied

© France 3 Culturebox

Les amoureux de la langue alsacienne ont leur festival : le Summerlied qui se déroule jusqu’au 15 août dans la forêt d’Ohlungen près de Haguenau. Plusieurs générations d’artistes alsaciens sont présentes pour faire vivre la langue régionale. Parmi eux, le chanteur et musicien René Eglès, qui fait figure d’exemple pour les plus jeunes comme Denis Leonhardt, Matskat et Leopoldine HH.

Reportage : K. Trublet / M. Martin  / E. Lagrange

https://videos.francetv.fr/video/NI_777957@Culture


Summerlied a été créé en 1997 par Jacques Schleef. A l’époque, ce fils d’instituteur s’est rendu compte qu’aucune manifestation estivale dédiée à la musique  et à la chanson traditionnelle n’existait en Alsace. Il a alors proposé au maire d’Ohlungen où il s’était installé de créer un festival dans ce village de 1200 âmes.
Résultat : vingt ans plus tard, Summerlied est toujours là, attirant près de 20 000 festivaliers. Le rendez-vous a lieu tous les deux ans et propose sur 5 jours de la musique, des chants, de la danse, de la littérature ou des contes venus d’Alsace... et d’ailleurs.  Car Summerlied ne se cantonne pas à l’alsacien. Basque, breton, corse, tzigane, yiddish... Toutes les cultures sont les bienvenues !

La preuve cette année avec la présence d’artistes comme Emir Kusturika, Alan Stivell, Zachary Richard (l(auteur du tube "Travailler c’est trop dur", Haïdouti Orkestar (co-interprète de la B.O. du road movie "La Vache") pour n’en citer que quelques-uns.
Summerlied affiche © DR

Le dialecte alsacien aujourd'ui

Une enquête de l’INSEE datée de 2002 indiquait que l’Alsacien était la deuxième langue régionale de France (après l’occitan), pratiquée par près de quatre adultes sur dix soit 545 000 personnes de plus de 18 ans. Autre indication : l’alsacien se transmet de moins en moins de parent à enfant : un quart des enfants nés en Alsace apprennent le dialecte de leurs parents, contre neuf sur dix au début du siècle.