L'historien Benjamin Stora chargé d'une mission sur les migrants dans la culture

Par @Culturebox
Mis à jour le 22/01/2018 à 16H01, publié le 22/01/2018 à 15H06
L'historien français Benjamin Stora est chargé en janvier 2018 d'une mission sur les migrants dans la culture.

L'historien français Benjamin Stora est chargé en janvier 2018 d'une mission sur les migrants dans la culture.

© Ulf Andersen / Aurimages / AFP

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a confié à l'historien Benjamin Stora une mission "de coordination de l'action culturelle en faveur des migrants" dans les établissements nationaux, a-t-on appris lundi. Il s'agit notamment de "développer l'accès des migrants aux arts et à la culture".

Benjamin Stora, qui est né en Algérie, est président du Conseil d'orientation de l'Établissement public du Palais de la Porte Dorée qui comprend le Musée de l'histoire de l'immigration.

Développer l'accès des migrants aux arts et à la culture

La mission confiée à Benjamin Stora doit faire avant l'été des propositions pour "développer l'accès des migrants aux arts et à la culture", permettre aux artistes et professionnels migrants de "poursuivre leur activité sur le territoire français" et "contribuer à l'évolution des regards portés par notre société sur les populations migrantes".

Selon le ministère, le terme de "migrant" est "volontairement flou, il ne s'agit pas de trier entre réfugiés et demandeurs d'asile".

Françoise Nyssen avait déjà mis l'accent sur l'accueil des migrants dans son discours mercredi aux rencontres professionnelles du spectacle, les Bis de Nantes.

Actions concrètes

Elle avait invité les théâtres publics à "réserver des places" aux migrants mais aussi à "proposer des ateliers", "raconter leur histoire", bref, "agir pour rendre à ces personnes le droit de vivre normalement, à coté des procédures, des démarches, des files d'attente".

Le gouvernement doit présenter à l'Assemblée nationale en février un projet de loi "asile et immigration", qui a donné lieu à de nombreux commentaires avant même d'être dévoilé, la gauche et les associations craignant un tour de vis coercitif tandis que la droite dénonce d'avance son laxisme.