Les festivals d'été, un exercice financier de haute voltige, impossible sans les bénévoles

Mis à jour le 18/08/2018 à 17H43, publié le 15/08/2018 à 14H47
Le public du festival des Vieilles Charrues en 2018

Le public du festival des Vieilles Charrues en 2018

© PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP

En 2013, selon la SACEM, la France comptait 1425 festivals ! Des plus modestes aux plus imposants, ils doivent faire face au même problème : tenir un équilibre financier et essayer de dégager des bénéfices. Alors que les frais de sécurité grimpent en flèche, le recours aux bénévoles reste la condition sine qua non de leur survie financière, donc de leur pérennité tout court.

Trois exemples. Celui des Vieilles Charrues d'abord. Créé en 1992, il a atteint le nombre record de 280 000 entrées (dont 222.000 payantes) en 2017. Malgré ce succès public, le festival breton qui accueille les plus grands noms de la musique internationale ne pourrait pas tenir s'il ne disposait pas d'un énorme volant de bénévoles. Toujours en 2017, ils étaient  6.800 et 7.000 cette année. A la caisse, aux buvettes, au contrôle des billets, nombreux sont les postes où ils sont devenus indispensables. Ils font davantage que seconder les professionnels et acquièrent au fil des éditions un savoir-faire qui les rend incontournables. Incontournables, tant que l'événement reste associatif. En France, de plus en plus de festivals sont en effet repris (ou créés, comme le Lollapalooza cité dans la première vidéo) par des grosses maisons de production. La mue des gros festivals vers un caractère strictement professionel est-elle alors inévitable ?

Reportage : France 3 J. Cholin / A. Fischer / V. Huon

https://videos.francetv.fr/video/NI_1277575@Culture

Loin des festivals géants du type Vieilles Charrues, Francofolies, Hellfest ou Eurockéennes, la France fourmille de festivals quasiment microscopiques. C'est le cas de celui de Saint-Nazaire-le-Désert, un village de 174 habitants dans la Drôme. Là, les enjeux sont bien différents, tout est gratuit (sauf la buvette) et tout le monde est bénévole. Chacun apporte son aide, depuis le maire jusqu'aux collégiens. Et au bout du compte, tout le monde s'y retrouve. Le festival des arts de la rue de Saint-Nazaire-le-Désert se tenait le 14 août.

Reportage : France 3 Rhône-Alpes J. Perrier / S. Hyvon / F. Gramond

https://videos.francetv.fr/video/NI_1277581@Culture

Restent les autres festivals, comme le No Logo festival à Fraisans, dans la Jura. Cet évènement dédié au reggae sous tous ses avatars se veut citoyen et engagé. Altermondialiste, il refuse tout sponsor et compte sur la proximité en faisant intervenir les acteurs socio-économiques de la région, tout en laissant une grande place à l'initiative des festivaliers.