Japonismes 2018 : Paris "souhaite" à son tour une saison de la France au Japon en 2021

Mis à jour le 13/07/2018 à 12H10, publié le 13/07/2018 à 11H48
Sculpture de Kohei Nawa installée au Louvre, en juillet 2018

Sculpture de Kohei Nawa installée au Louvre, en juillet 2018

© Thibault Camus/AP/SIPA

La ministre française de la Culture, Françoise Nyssen, a évoqué le "souhait" du président Emmanuel Macron d'organiser une saison de la France au Japon en 2021, en inaugurant jeudi "Japonismes 2018", sorte d'année de l'archipel en France, organisée en l'honneur des 160 ans des relations diplomatiques entre les deux pays.

"Il y a ici en France, un attrait, un amour, une admiration, une fascination pour le Japon, depuis longtemps", a déclaré la ministre, en visitant "Au-delà des limites" du collectif japonais teamLab, à La Villette (Paris), exposition numérique qui fait partie du cycle "Japonismes 2018".

https://videos.francetv.fr/video/NI_1235405@Culture

"L'amitié profonde entre les peuples, les projets communs que portent nos artistes, nos chercheurs, nos étudiants, nos entrepreneurs seront toujours plus forts que l'esprit de division. C'est aussi ce message que porte cette saison culturelle Japonismes et c'est pour cette même raison que le président de la République a souhaité qu'une saison de la France au Japon soit organisée en 2021, entre les Jeux Olympiques de Tokyo (en 2020, ndlr) et ceux de Paris" en 2024.

67 événements culturels jusqu'en mars 2019

Japonismes 2018 présente 67 événements culturels jusqu'en mars 2019, pour un coût supérieur à 30 millions d'euros, quasi intégralement supporté par Tokyo. Elle présente le meilleur de la création artistique nippone, des théâtres ancestraux No ou Kabuki jusqu'au premier concert en Europe de Hatsune Miku, chanteuse virtuelle créée grâce à un logiciel révolutionnaire, qui apparaît sur scène en 3D dans un look de jeune fille de manga.

Alliant tradition et modernité, "Japonismes", d'ailleurs sous-titré "Les âmes en résonance", fait appel aux influences remarquables que l'art japonais a exercées en France, dès la fin du XIXe, avec les Monet, Van Gogh ou autres Pissarro, et jusqu'à aujourd'hui encore dans la mode, les arts graphiques, le design...

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui devait venir inaugurer Japonismes avant d'annuler sa visite en raison des inondations qui touchent son pays, avait choisi la France et en particulier Paris pour accueillir la saison culturelle, disant que "ce sont les Français qui comprennent le mieux les Japonais".

Se faisant vitrines de la culture nippone, les plus grands sites de Paris ont ainsi été investis par le Japon, jusqu'à la Tour Eiffel, qui sera pour la première fois illuminée aux couleurs du soleil levant (les 13 et 14 septembre). Une sculpture monumentale de trois tonnes, recouverte d'or et de plus de 10 mètres de haut, a de plus été installée jeudi dans la pyramide de verre du Louvre, à Paris.
Sculpture de Kohei Nawa installée au Louvre, juillet 2018

Sculpture de Kohei Nawa installée au Louvre, juillet 2018

© Thibault Camus/AP/SIPA