Droits d'auteur : mobilisation du monde de la culture à Paris

Par @Culturebox
Publié le 06/09/2018 à 18H38
La chanteuse Emily Loizeau lance le 6 septembre l'"Appel du Palais Royal" en soutien à la directive droits d'auteur, entourée de personnalités du monde de la culture.

La chanteuse Emily Loizeau lance le 6 septembre l'"Appel du Palais Royal" en soutien à la directive droits d'auteur, entourée de personnalités du monde de la culture.

© Lionel Pagès

Près de 400 représentants du monde de la culture se sont rassemblés jeudi à Paris, avant un vote du Parlement européen le 12 septembre sur le droit d'auteur. L'objectif : défendre la directive droit d’auteur qui vise à mieux rémunérer les créateurs face aux géants d'internet. Parmi les personnalités présentes, la ministre Françoise Nyssen, la chanteuse Emily Loizeau ou le cinéaste Costa-Gavras.

"Nous les créateurs (...) demandons solennellement, que la directive sur les droits d'auteurs soit adoptée", a plaidé la chanteuse Emily Loizeau devant des manifestants réunis à l'appel de la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique).
Emily Loiseau lance "l'Appel du Palais Royal", le 6 septembre. 

Emily Loiseau lance "l'Appel du Palais Royal", le 6 septembre. 

© Lionel Pagès

YouTube dans la ligne de mire

Si cette directive est adoptée, les géants d'internet "ne pourront plus prendre une partie de nos vies (...) sans verser pour cela une rémunération juste", a-t-elle poursuivi, devant une assemblée réunissant notamment le réalisateur Costa-Gavras et le compositeur André Manoukian.
Parmi les personnalités présentes au rassemblement, la ministre Françoise Nyssen, la compositrice Béatrice Thiriet, l'écrivaine et scénariste Marie Sellier, présidente de la SGDL (Société des gens de lettres), association de promotion du droit d'auteur, Jean-Marie Moreau, auteur et président du CA de la Sacem.

Parmi les personnalités présentes au rassemblement, la ministre Françoise Nyssen, la compositrice Béatrice Thiriet, l'écrivaine et scénariste Marie Sellier, présidente de la SGDL (Société des gens de lettres), association de promotion du droit d'auteur, Jean-Marie Moreau, auteur et président du CA de la Sacem.

© Lionel Pagès
Dans le viseur des créateurs : la plateforme YouTube, propriété de Google. "YouTube rémunère dix fois moins que Spotify ou Deezer. Aujourd'hui, qu'on soit dans le cinéma, la presse, le graphisme, l'architecture, si on veut aller négocier avec YouTube, ils répondent que la négociation européenne ne les oblige à rien", souligne Jean-Noël Tronc, directeur général de la Sacem.

Selon un sondage publié par l'organisation Europe For Creators, qui milite pour l'adoption de la directive, et réalisé par Harris Interactive dans huit pays, deux Européens sur trois estiment que les géants du Net ont plus de pouvoirs que l'Union Européenne. "Ces pays représentent près de 60% des députés européens et sont des décideurs clés dans le débat sur la directive", assure Europe For Creators dans un communiqué.

Mieux rétribuer les créateurs de contenus 

La directive sur la réforme du droit d'auteur fait l'objet depuis des mois d'un lobbying tous azimuts entre ses partisans - médias et créateurs - et ses opposants - géants du numérique et militants de la liberté sur internet. L'objectif du texte est de moderniser le droit d'auteur à l'ère du numérique. 

Le principe est d'inciter les plateformes à mieux rétribuer les créateurs de contenus (article 13), mais aussi de créer un nouveau "droit voisin" pour les éditeurs de presse (article 11), qui doit permettre aux journaux ou agences de presse de se faire rémunérer lors de la réutilisation en ligne de leur production.