De passage à l'Opéra de Strasbourg, Macron plaide pour la culture et chante

Par @Culturebox
Publié le 31/10/2017 à 19H30
Emmanuel Macron chante "Toréador", de "Carmen", avec des choristes à l'Opéra de Strasbourg, le 31 octobre 2017

Emmanuel Macron chante "Toréador", de "Carmen", avec des choristes à l'Opéra de Strasbourg, le 31 octobre 2017

© Christian Hartmann / Pool / AFP

Lors d'une brève visite inopinée mardi à l'Opéra de Strasbourg, le Président Emmanuel Macron a accepté de chanter avec des choristes amateurs l'air du Toréador de "Carmen", après son discours devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

Le chef de l'État a passé une vingtaine de minutes, en fin d'après-midi, en compagnie de quelques centaines d'amateurs qui répétaient "Le Messie" de Haendel et "Carmen" de Bizet, sous la direction du directeur artistique de l'ensemble "Les petits chanteurs de Strasbourg", Luciano Bibiloni, dans le cadre d'un projet choral participatif.

Après les avoir écoutés quelques minutes depuis le balcon du théâtre, Emmanuel Macron est descendu à l'orchestre pour leur serrer la main et leur a adressé quelques mots au micro. "Il y a des choses qui nous tiennent ensemble, l'Europe mais aussi la culture", a-t-il déclaré, les félicitant pour cette initiative.

"Le cœur de l'existence, c'est ce que vous êtes en train de faire"

"Cela peut faire découvrir la passion du chant à l'une ou l'autre d'entre vous, sa vie va peut-être changer. La vie on la règle parfois, pense-t-on, avec des décrets, des lois, tout ce qui fait le quotidien austère du champs politique. Mais le cœur de l'existence, c'est ce que vous êtes en train de faire", a-t-il poursuivi.

Lors de cette visite surprise, à l'insistance des choristes et de leur directeur, le président de la République a ensuite accepté de chanter quelques instants avec eux : ils ont ensemble entonné le début du très célèbre air du Toréador de "Carmen".
Emmanuel Macron est reparti ensuite alors que les choristes applaudissaient et entonnaient avec enthousiasme l'Alleluia du "Messie" de Haendel. Le chef de l'État est venu mardi à Strasbourg pour défendre devant les juges de la CEDH la loi antiterroriste qui remplace l'état d'urgence à partir de jeudi 0H00.