Audrey Azoulay, confirmée à la tête de l'Unesco, sera investie lundi 13 novembre

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/11/2017 à 14H45, publié le 13/10/2017 à 19H30
Audrey Azoulay près du siège de l'Unesco à Paris, le 13 octobre 2017

Audrey Azoulay près du siège de l'Unesco à Paris, le 13 octobre 2017

© Thomas Samson / AFP

L'ancienne ministre française de la Culture Audrey Azoulay a été formellement élue vendredi directrice générale de l'Unesco, la Conférence générale confirmant le vote le 13 octobre du conseil exécutif de l'organisation. Mme Azoulay sera officiellement investie dans ses nouvelles fonctions le 13 novembre lors d'une cérémonie à 15h au siège de l'organisation, à Paris.

Audrey Azoulay souligne la "modernité éclatante" du mandat de l'Unesco

Deuxième femme à la tête de l'organisation pour l'éducation, la science et la culture des Nations unies, après Irina Bokova à laquelle elle succède, Mme Azoulay a recueilli 131 voix en sa faveur et 19 contre, pour 184 votants et, in fine, 150 exprimés (10 absents, 24 nuls). La majorité requise était de 76.

Sitôt les résultats proclamés, Mme Azoulay a fait part aux délégués de la conférence générale de sa "fierté" et de son "enthousiasme" à l'idée de "servir cette organisation". Le "mandat de l'Unesco est d'une modernité éclatante et nous (lui) devons une organisation, un fonctionnement à la hauteur de cette  modernité", a-t-elle déclaré.

"Je pense à tous ceux d'entre vous qui sont lucides sur les difficultés de cette organisation mais qui savent à quel point elle est irremplaçable, à quel point elle est essentielle face aux défis que notre monde affronte, et qui souhaitent participer à une unité et une sérénité à même de lui permettre d'exercer au mieux son mandat", a-t-elle ajouté.
 
La Française Audrey Azoulay, dernière ministre de la Culture du quinquennat de François Hollande, du 11 février 2016 au 10 mai 2017, avait été élue le 13 octobre directrice générale de l'Unesco. Le dernier tour de l'élection l'opposait au représentant du Qatar Hamad bin Abdoulaziz Al-Kawari.

Unesco : une élection 2017 atypique

Le 13 octobre, trois candidats étaient restés en lice, alors qu'ils n'auraient dû être que deux pour le vote final. Mais derrière le représentant du Qatar Hamad bin Abdoulaziz Al-Kawari qui avait fait la course en tête toute la semaine, deux candidates s'étaient placées ex-aequo la veille, avec 18 suffrages chacune : la Française Audrey Azoulay et l'Égyptienne Moushira Khattab.

Ce scénario inédit a contraint l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, dont le siège est à Paris, à organiser une sorte de vote intermédiaire pour départager les deux candidates.

Le conseil exécutif de 58 pays membres désignait celui ou celle qui succèderait à la Bulgare Irina Bokova, qui achève deux mandats marqués par des dissensions politiques et les difficultés financières de l'organisation. 

En octobre, en pleine réunion du conseil exécutif pour choisir le dirigeant de l'Unesco, les Etats-Unis puis Israël - qui avaient suspendu leur contribution obligatoire depuis l'admission en 2011 de la Palestine à l'organisation - ont ainsi annoncé leur départ de l'organisation d'ici à fin 2018.