A Toulouse, la Movida des années 80 revit autour d'une exposition consacrée au SIDA et à la sexualité

Mis à jour le 02/12/2018 à 15H36, publié le 02/12/2018 à 15H19
L'exposition "Ceci n'est pas un pays"

L'exposition "Ceci n'est pas un pays"

© France 3 Culturebox Capture d'écran

C'était le 1er décembre, lors de la journée mondiale contre le SIDA. A Toulouse, une exposition de créateurs espagnols propose "Ceci n'est pas un pays", une exposition d’œuvres consacrées à la sexualité. Tous ces artistes des années 80 font revivre l'explosion créatrice de l'époque née à Madrid et connue sous le nom de Movida. En ligne de mire : l'homophobie.

Avec le mouvement de la Movida, Madrid est devenu dans les années 80 le coeur battant de la création artistique européenne. Une décennie marquée par l'irruption du SIDA  et la fin de fameuse "parenthèse enchantée". La menace nouvelle qui planait sur une génération brutalement privée de l'insouciance dont avait bénéficié celle qui la précédait immédiatement a provoqué une explosion créatrice.

Envie de liberté et angoisse sous-jacente

Un foisonnement  qui a gagné rapidement la capitale espagnole, tout juste délivrée du joug de la dictature, puis les grandes villes du pays. L'exposition proposée à Toulouse réunit des oeuvres des créateurs madrilènes de l'époque. Elles portent un message de liberté, de tolérance mais sourdent aussi d'une angoisse sous jacente. L'image d'une époque et son message toujours actuel contre l'homophobie.

Reportage : France 3 Midi-Pyrénées S. Pointaire / J. Duntze / S. Henry