Trente ans après, la marche contre le racisme devient un film : la bande-annonce

Par @Culturebox
Mis à jour le 15/10/2013 à 16H49, publié le 15/10/2013 à 14H55
"La Marche" de Nabil Ben Yadir

"La Marche" de Nabil Ben Yadir

© 2013 / CHI-FOU-MI PRODUCTIONS / EUROPACORP / FRANCE 3 CINEMA / KISS FILMS / ENTRE CHIEN ET LOUP / L'ANTILOPE JOYEUSE / Marcel Hartmann / Thomas Bremond

Un film avec Olivier Gourmet et Jamel Debbouze, un tour de France, des livres, des expos... Les 30 ans de la Marche pour l'égalité, dite "Marche des Beurs", donne lieu à une avalanche commémorative, dont « La Marche », réalisé par Nabil Ben Yadir, qui sort sur les écrans le 27 novembre : regardez la bande-annonce.

En juin 1983, sur fond de tensions entre jeunes et forces de l'ordre dans le quartier sensible des Minguettes à Vénissieux, Toumi Djaïdja, initiateur de « la marche des beurs » avait été blessé par balle par un policier.

Avec d'autres, il avait alors eu l'idée d'une marche pacifique pour désamorcer les violences. Partis de Marseille le 15 octobre, les marcheurs avaient été accueillis par 100.000 personnes le 10 décembre à Paris et reçus par le président de l'époque, François Mitterrand.
"La Marche" : la bande-annonce
Toumi Djaïdja, figure emblématique de la Marche  des Beurs, a refusé lundi de rencontrer le ministre délégué à la Ville François Lamy, venu à Vénissieux (Rhône) pour les 30 ans de cette première grande mobilisation d'enfants d'immigrés.
Dans un communiqué intitulé "Acte de désobéissance civique, pourquoi je ne reçois pas M. le ministre François Lamy ?", Toumi Djaïdja réclame des "décisions concrètes" pour les banlieues.
La secrétaire d'Etat à la famille, Georgina Dufoix (3eG) participe à la "marche des beurs" à Strasbourg "pour l'égalité et contre le racisme", le 20 novembre 1983. (3ème G Toumi Djaidja, un des leaders).

La secrétaire d'Etat à la famille, Georgina Dufoix (3eG) participe à la "marche des beurs" à Strasbourg "pour l'égalité et contre le racisme", le 20 novembre 1983. (3ème G Toumi Djaidja, un des leaders).

© MARCEL MOCHET / AFP
"Si certains cherchent à capter l'héritage de sympathie suscité par la Marche  à travers cette commémoration, cela ne peut se faire à moindre frais", écrit-il. "La commémoration doit être un moment fort où des décisions politiques courageuses et concrètes sont prises pour que l'histoire de nos quartiers populaires s'inscrive enfin dans l'histoire de notre pays", dit-il.

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