Vincent Lindon dans la peau de Charcot

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 23/09/2011 à 18H02
Vincent Lindon au Festival de Cannes, en mai 2011

Vincent Lindon au Festival de Cannes, en mai 2011

© AFP/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Pour son premier long métrage, Alice Winocour a choisi Vincent Lindon pour incarner le professeur Charcot dans « Augustine ». Le titre est déduit du nom d’une patiente du fondateur de la neurologie moderne, qu’interprète Stéphanie Sokolinski, remarquée dans « A l’origine » de Xavier Giannoli en 2009.

Scénariste et réalisatrice, Alice Winocour, se transporte en 1885 à la Pitié-Salpêtrière à Paris quand le professeur Jean-Christophe Charcot tente de décrypter cette mystérieuse maladie qu’était encore l’hystérie. Il y rencontre une jeune patiente, Augustine, qui en présente tous les symptômes. Mais son objet d’études devient au fil des jours celui de son désir. Se polarisant sur la jeune femme, elle devient sa favorite. Augustine s’adonne de tout son corps à l’observation scientifique du savant, entrant dans le cercle vicieux du regardant et de la regardée qui va aggraver sa maladie.

Soulignons qu'un moyen métrage de 43 minutes du même titre "Augustine", autour du même sujet,  sort en salle le 5 octobre signé Jean-Claude Monod, Jean-Christophe Valtat, avec Maud Forget dans le rôle-titre et François Chattot dans celui de Charcot.

A l’encontre de Charcot, qui l’inspira dans ses recherches, Freud, a déjà fait l’objet de plusieurs films, notamment « Freud passion secrète » (1962) de John Huston, avec Montgomery Clift et Suzannah York. C’est la première fois que le neurologue est le sujet stricto sensu d’un biopic.

Quant au père de la psychanalyse, il sera à l’affiche le 30 novembre dans le nouveau film de David Cronenberg, « A Dangerous Method », qui traite de la rencontre entre Freud (Viggo Mortensen) et Jung (Michael Fassbender) autour de sa jeune maîtresse hystérique, qu’interprète Keira Knightley. Deux films au sujets décidemment assez proches…